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	<title>Clinique de l'enfant</title>
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	<description>Le blog de Valérie Desjardins</description>
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		<title>Clinique de l'enfant</title>
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		<title>portrait d&#8217;un adolescent dysphasique</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Feb 2011 21:01:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cliniquedelenfant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Il m’a été demandé de parler de K pour l’aider à définir le milieu professionnel qui lui conviendrait le mieux. K a une connaissance de lui-même, il est apte à savoir quels sont les environnements dans lesquels il serait à &#8230; <a href="http://cliniquedelenfant.wordpress.com/2011/02/06/portrait-dysphasique/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cliniquedelenfant.wordpress.com&amp;blog=6793239&amp;post=1176&amp;subd=cliniquedelenfant&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il m’a été demandé de parler de K pour l’aider à définir le milieu professionnel qui lui conviendrait le mieux.</p>
<p>K a une connaissance de lui-même, il est apte à savoir quels sont les environnements dans lesquels il serait à l’aise et les domaines pour lesquels il aurait de l’intérêt, donc la première chose est d’échanger avec lui pour définir une formation.</p>
<p>Dans cet échange il faut lui apporter une description fine de la réalité des tâches et du type de relation. Lorsqu’on présente une tâche, il faut lui exposer le cadre dans sa globalité et la place de la tâche dans l’ensemble. Il faut détailler la séquence des événements. Il faut présenter le relationnel professionnel à K en sachant qu’il n’a pas une bonne compréhension intuitive de la relation. K n’a pas une bonne capacité à décoder l’infra verbal.  Pour autant il est capable d’empathie et il est même particulièrement attentionné envers l’autre si la relation a du sens pour lui. Ceci est valable pour toutes les relations construites avec K quel que soit le contexte.</p>
<p>Si K est bien encadré en lui expliquant de manière simple et claire une tâche à accomplir et en situant les relations de son entourage, il est un très bon collaborateur. Il est capable de prendre des responsabilités.</p>
<p>K a une bonne écoute et son empathie crée un contact agréable. Dans une conversation, il ne peut pas être meneur car sa pensée manque d’un déroulement dans le temps et de liens entre les événements. Lorsque le contexte est bien posé, il a une bonne capacité de pensée. K a gardé un côté enfantin qui le rend chaleureux,  attendrissant, sympathique. Il a une bonne voix, un bon regard. Il est capable  de réagir à l’humour. Il est soucieux de sa tenue, il est propre. Son émotion est adaptée mais pas subtile, les catégories sont globales.</p>
<p>Si K vit une forte émotion ou une contrariété, sa pensée peut se désorganiser et c’est son entourage qui doit être attentif et vigilent à ces situations. Effectivement comme ses émotions ne s’expriment pas sur son visage de manière aussi profonde que ce que l’on peut attendre, son interlocuteur a plus de difficultés à mesurer ce que K vit. Il faut ne pas hésiter à poser des questions et à l’aider à verbaliser sur l’origine de sa souffrance car lui-même n’y parvient pas. En plus d’avoir une émotion négative, il est submergé par une incompréhension.</p>
<p>En règle général, K souffre essentiellement de ne pouvoir comprendre seul la réalité finement et dans sa globalité mais s’il est aidé, il en a la capacité. Il faut lui apporter les signaux qu’il n’a pas pu décoder ou les éléments qu’il  n’a pas pu mettre en lien.  En milieu professionnel il faut favoriser une relation référente, cela facilitera la compréhension des situations pour K.</p>
<p>En conclusion, K est capable d’une bonne intégration et de réaliser correctement des tâches et de manière autonome si son environnement est conscient de ce qu’il doit lui apporter régulièrement au quotidien au niveau de la compréhension de la réalité.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/cliniquedelenfant.wordpress.com/1176/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/cliniquedelenfant.wordpress.com/1176/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/cliniquedelenfant.wordpress.com/1176/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/cliniquedelenfant.wordpress.com/1176/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/cliniquedelenfant.wordpress.com/1176/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/cliniquedelenfant.wordpress.com/1176/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/cliniquedelenfant.wordpress.com/1176/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/cliniquedelenfant.wordpress.com/1176/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/cliniquedelenfant.wordpress.com/1176/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/cliniquedelenfant.wordpress.com/1176/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/cliniquedelenfant.wordpress.com/1176/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/cliniquedelenfant.wordpress.com/1176/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/cliniquedelenfant.wordpress.com/1176/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/cliniquedelenfant.wordpress.com/1176/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cliniquedelenfant.wordpress.com&amp;blog=6793239&amp;post=1176&amp;subd=cliniquedelenfant&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>reflexions (sourd/aveugle)</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Nov 2010 10:33:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cliniquedelenfant</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Communication entre des personnes qui sont sourdes et d&#8217;autres aveugles (en cours de rédaction) Au sujet de la langue des signes Le modèle proposé du système perceptif  est composé du système perceptif proximal et de la perception distale.  Le système &#8230; <a href="http://cliniquedelenfant.wordpress.com/2010/11/19/reflexions-sourdaveugle/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cliniquedelenfant.wordpress.com&amp;blog=6793239&amp;post=1053&amp;subd=cliniquedelenfant&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Communication entre des personnes qui sont sourdes et d&#8217;autres aveugles </strong>(en cours de rédaction)</p>
<p><strong>Au sujet de la langue des signes</strong></p>
<p>Le modèle proposé du système perceptif  est composé du système  perceptif proximal et de la perception distale.  Le système perceptif  proximal est basé sur une alliance des cinq sens dès le début de  l’embryogenèse : l’audition proximale a un fonctionnement lié au toucher  à l’odorat, au goût et à la vue. Le système perceptif proximal capte  des micromouvements. La perception distale rassemblent la vue et  l’audition qui peuvent s’exercer en distal dans ce cas sur des  macromouvements. L’audition et la vue ont un statut particulier  puisqu’ils  fonctionnent aussi bien au niveau proximal qu’au niveau  distal, ils garantissent la liaison entre les deux niveaux qui est une  intrication fondamentale pour la communication.</p>
<p>Si l’audition est déficiente, cela n’empêche pas la mise en place du  système perceptif proximal, même si la qualité d’alliance des cinq sens  est différente, les modes perceptifs fonctionnent bien ensembles.</p>
<p>Les personnes qui ont une déficience auditive émettent des sons  particuliers qui sollicitent de manière plus importante chez leur  interlocuteur le système perceptif proximal. Cette particularité  augmente l’accordage proximal qui favorise la captation de  micromouvements. Lors d’une déficience auditive, il faut que la vue  assure seule cette liaison entre le proximal et le distal.  La langue de  signes où l’expressivité du visage est accentuée, offre des  macromouvements très intriqués au micro mouvements facilement captés  avec le système perceptif proximal. Ceci est nécessaire puisque la  cohésion du système perceptif  ne repose que sur la vue. Dans la langue  des signes  grâce au système perceptif proximal qui accentue l’unité de  l’individu, il n’y a pas de décalage entre la pensée et le mouvement des  mains. Les mouvements des mains sollicitent la perception distale par  des macro mouvements qui s’inscrivent dans le sens global de la  communication portée par le corps. Les mouvements des mains sont  intelligemment intriqués avec les micromouvements du visage. C’est cette  cohésion subtile qui donne la force de la langue des signes.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/cliniquedelenfant.wordpress.com/1053/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/cliniquedelenfant.wordpress.com/1053/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/cliniquedelenfant.wordpress.com/1053/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/cliniquedelenfant.wordpress.com/1053/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/cliniquedelenfant.wordpress.com/1053/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/cliniquedelenfant.wordpress.com/1053/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/cliniquedelenfant.wordpress.com/1053/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/cliniquedelenfant.wordpress.com/1053/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/cliniquedelenfant.wordpress.com/1053/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/cliniquedelenfant.wordpress.com/1053/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/cliniquedelenfant.wordpress.com/1053/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/cliniquedelenfant.wordpress.com/1053/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/cliniquedelenfant.wordpress.com/1053/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/cliniquedelenfant.wordpress.com/1053/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cliniquedelenfant.wordpress.com&amp;blog=6793239&amp;post=1053&amp;subd=cliniquedelenfant&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Comment rencontrer un enfant autiste ?</title>
		<link>http://cliniquedelenfant.wordpress.com/2010/11/03/comment-rencontrer-un-enfant-autiste/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Nov 2010 09:55:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cliniquedelenfant</dc:creator>
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		<category><![CDATA[violence]]></category>

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		<description><![CDATA[L’autisme est le paradigme du dysfonctionnement de la communication. D’une certaine manière, la communication est altérée depuis le début de l’embryogenèse où l&#8217;information ne circule pas normalement entre l&#8217;embryon et le corps de la mère. Cette altération  empêche la construction &#8230; <a href="http://cliniquedelenfant.wordpress.com/2010/11/03/comment-rencontrer-un-enfant-autiste/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cliniquedelenfant.wordpress.com&amp;blog=6793239&amp;post=1019&amp;subd=cliniquedelenfant&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’autisme est le paradigme du dysfonctionnement de la communication. D’une certaine manière, la communication est altérée depuis le début de l’embryogenèse où l&#8217;information ne circule pas normalement entre l&#8217;embryon et le corps de la mère. Cette altération  empêche la construction de la personnalité. Chez le bébé, la relation est première avant l’existence d’un sentiment d’exister.</p>
<p>Désirer rencontrer est aussi essentiel que désirer exister. Comment parvenir à rencontrer un enfant autiste ou un enfant qui a des troubles de la communication où rien ne favorise l’échange ?</p>
<h3>Le corps dans la rencontre</h3>
<p>Alors qu’habituellement, la communication s’installe naturellement, il faut là volontairement modifier notre disposition à communiquer. L’attention doit être portée uniquement sur une transformation corporelle. Avant la pensée, le corps est le moteur de cette rencontre. La parole se modifie mais elle n’est que le résultat d’une présence corporelle adaptée aux enfants qui ont une incapacité à communiquer. Il faut tenter de penser le moins possible la communication. Pour cela, il faut modifier sa manière de percevoir en accentuant sa sensibilité aux mouvements du corps de l’enfant et plus à ses sons qu’à ses mots s’il en prononce. Il faut chercher à sentir l’enfant par tous les modes perceptif plus que de le comprendre. Ce n’est que lorsque ce pont est posé entre l’adulte et l’enfant, que l’adulte peut avoir une intention et dire quelque chose. Ce type de relation est appelé un accordage proximal.</p>
<p>Cette nouvelle aptitude à communiquer fait vivre la possibilité chez l’enfant de se construire. Tout moment de communication devient alors un temps de construction de son être.</p>
<p>Les enfants qui ne peuvent pas communiquer, ont un corps qui n’est pas installé tranquillement dans une bonne vibration. Les tissus ne sont pas tous unifiés dans une même fluidité et homogénéité. Pour rencontrer l’autre, il faut avant tout être stable, se trouver demande de s’arrêter. Mais la vie exige toujours un mouvement, ici les mouvements sont à un niveau microscopique, l’enfant autiste ne peut pas se stabiliser pour être rencontré car il  n’a pas de mouvements microscopiques unifiant.</p>
<p>Pour favoriser la rencontre, il faut entraîner l’enfant à réussir à se poser en présence de l’autre.</p>
<p>Le corps de l’adulte doit être détendu pour favoriser une circulation de l’énergie. L’important est d’être présent et centré sur son corps dans un bon alignement qui favorise la fluidité. Il faut pour cela avoir des points d’appui, debout les deux pieds bien ancrés dans le sol, assis une sensation des fessiers et des pieds au sol.  Cette disposition corporelle favorise les micromouvements dans l’ensemble du corps qui sont absents chez l’enfant autiste ou désaccordés par rapport à la normal pour les enfants qui ont des troubles de la communication. Si un son émis énerve ou crispe, il faut au contraire maintenir une détente dans le corps au lieu de se durcir.</p>
<h3>Pourquoi l’enfant autiste est parfois violent ?</h3>
<p>La communication s’organise autour de deux modes, celui de la rencontre et celui de la compréhension. Le mode de la rencontre est défaillant chez l’enfant autiste et parfois inexistant. L’existence d’un être humain n’est possible qu’en relation avec l’autre. L’enfant autiste avec ses moyens tente de remplacer le mode défaillant de la rencontre par d’autres stratégies. Parfois, la seule réalisable pour lui est la violence. Il n’a pas les moyens physiologiques d’être posé tranquillement pour se laisser toucher par l’autre et être en communication. Son corps ne peut pas s’installer dans une vibration qui habituellement nous met en phase avec l’autre pour communiquer. Pour lui, la seule manière de sentir l’autre est de provoquer un contact souvent violent. Le corps de l’enfant autiste n’est pas fluide, souple et homogène, son expressivité est piégée dans une tension corporelle. Pour sentir sur son corps l’autre, une certaine violence doit être atteinte dans l’échange. Mais bien sûr ce type de rencontre de deux corps tendus n’est qu’éphémère et ne laisse aucune trace constructive. Il faut au contraire ne pas répondre à cette tension et renforcer la détente pour entrainer l’enfant autiste à lâcher cette violence en lui.</p>
<h3>Se rencontrer par le contact du regard</h3>
<p>Lorsque l’enfant autiste est en train de sortir de son enfermement et qu’il gagne petit à petit un contact du regard, il faut apprendre aux adultes qui s’occupent de lui et à lui-même à débuter toute rencontre par le contact du regard. Avoir la sensation de se rencontrer dans la communication se vit par le contact du regard et par la captation de la voix sur le corps. Ainsi l’enfant autiste faisant l’expérience de ce mode par le contact du regard, ne ressent pas le besoin de toucher d’une autre manière, comme auparavant par la main ou par la violence.</p>
<p>Le contact du regard a la subtilité d’un toucher à distance qui est moins persécuteur qu’un toucher direct par la peau. L’enfant qui commence à parler, apprend en ayant établi le contact du regard. La distance nécessaire à la parole communicante est définie par le contact du regard.</p>
<p>Il est inutile de demander à un enfant qui n’a pas encore un bon contact de regard de regarder son interlocuteur. Il faut lui demander de baisser la voix pour que son corps devienne plus tranquille et posé. Ainsi centré sur lui, il a un meilleur contact de regard.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/cliniquedelenfant.wordpress.com/1019/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/cliniquedelenfant.wordpress.com/1019/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/cliniquedelenfant.wordpress.com/1019/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/cliniquedelenfant.wordpress.com/1019/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/cliniquedelenfant.wordpress.com/1019/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/cliniquedelenfant.wordpress.com/1019/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/cliniquedelenfant.wordpress.com/1019/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/cliniquedelenfant.wordpress.com/1019/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/cliniquedelenfant.wordpress.com/1019/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/cliniquedelenfant.wordpress.com/1019/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/cliniquedelenfant.wordpress.com/1019/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/cliniquedelenfant.wordpress.com/1019/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/cliniquedelenfant.wordpress.com/1019/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/cliniquedelenfant.wordpress.com/1019/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cliniquedelenfant.wordpress.com&amp;blog=6793239&amp;post=1019&amp;subd=cliniquedelenfant&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Réflexions (bébés)</title>
		<link>http://cliniquedelenfant.wordpress.com/2010/10/12/992/</link>
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		<pubDate>Tue, 12 Oct 2010 12:52:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cliniquedelenfant</dc:creator>
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		<category><![CDATA[continuité d'être]]></category>
		<category><![CDATA[in utero]]></category>
		<category><![CDATA[perception distale]]></category>
		<category><![CDATA[recherche bébé]]></category>
		<category><![CDATA[système perceptif proximal]]></category>

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		<description><![CDATA[Naissance de la continuité d&#8217;être In utero, durant la vie de l&#8217;embryon puis du fœtus, le liquide amniotique crée un contact sur les tissus en continu dans le temps et dans l&#8217;espace. Les ondes maternelles acoustiques et électromagnétiques qui ont &#8230; <a href="http://cliniquedelenfant.wordpress.com/2010/10/12/992/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cliniquedelenfant.wordpress.com&amp;blog=6793239&amp;post=992&amp;subd=cliniquedelenfant&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Naissance de la continuité d&#8217;être</strong></p>
<p>In utero, durant la vie de l&#8217;embryon puis du fœtus, le liquide amniotique crée un contact sur les tissus en continu dans le temps et dans l&#8217;espace. Les ondes maternelles acoustiques et électromagnétiques qui ont traversé le liquide amniotique, sont reçues par l’embryon et le fœtus de manière continue. La continuité s&#8217;établit par le rythme régulier du corps de la mère qui est organisé autour du battement du cœur, de la respiration et du rythme journalier des autres fonctions. Les tissus qui correspondent aux organes perceptifs stimulés par ces ondes, se construisent de manière continue dans le temps et dans l&#8217;espace. Grâce à cette continuité, le système perceptif peut se construire de manière unifiée. Cette unité est nécessaire sinon le corps du bébé n&#8217;est pas cohérent dans le temps et dans l’espace et il ne peut pas communiquer.</p>
<p>Un bébé doit vivre une grossesse suffisamment cohérente pour être structuré par un ensemble de fonctions en réseau unique, sinon  il fonctionne en secteurs. Ceci participe à la capacité d&#8217;être.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Une expérience qui met en évidence le système perceptif proximal du bébé et sa perception distale</strong></p>
<p>Des études ont été faites où un écran était placé entre un bébé et sa mère.  Elle parlait à son bébé à travers l’écran et il la voyait sur l’écran, une conversation pouvait s’établir. Puis les mouvements de la mère projetés sur l’écran ont été décalés par rapport à la voix de quelques centièmes de seconde, le bébé s’est trouvé dans une situation de grande panique.  Lorsque le décalage est instauré, le bébé perçoit la voix maternelle avec le système perceptif proximal et par contre est obligé de percevoir en distal l’écran puisqu’il n’y a que 25 images par seconde. Dans un fonctionnement normal lors de l’accordage proximal, la perception distale est organisée par le système perceptif proximal, ce qui crée une perception globale unifiée. Si on décale la sollicitation de la perception distale (qui est l’écran), la communication n’est plus possible pour le bébé puisque sa perception distale peut fonctionner seulement en phase avec le système perceptif proximal.</p>
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		<title>développement du bébé avant l&#8217;émergence de la parole</title>
		<link>http://cliniquedelenfant.wordpress.com/2010/09/21/moments-fondateurs-du-debut-de-la-vie-du-bebe/</link>
		<comments>http://cliniquedelenfant.wordpress.com/2010/09/21/moments-fondateurs-du-debut-de-la-vie-du-bebe/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 21 Sep 2010 08:45:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cliniquedelenfant</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[audition proximale]]></category>
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		<description><![CDATA[Ce texte montre comment la parole se construit chez le bébé avant l&#8217;émergence des mots. Le système de perception est l&#8217;organisateur de la construction de la parole. Nous nous limitons, ici, à la description des processus perceptifs chez le bébé, &#8230; <a href="http://cliniquedelenfant.wordpress.com/2010/09/21/moments-fondateurs-du-debut-de-la-vie-du-bebe/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cliniquedelenfant.wordpress.com&amp;blog=6793239&amp;post=920&amp;subd=cliniquedelenfant&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce texte montre comment la parole se construit chez le bébé avant l&#8217;émergence des mots.  Le système de perception est l&#8217;organisateur de la construction de la parole. Nous  nous limitons, ici, à la description des processus perceptifs chez le  bébé, sans aborder l’ensemble des processus qui  ont déjà organisé le bébé in utero.</p>
<p>L’enjeu est de raisonner dans un domaine où la représentation n’est pas organisatrice.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p>Voici l’hypothèse qui sous-tend les concepts présentés ici. Avant  l’émergence de la parole, la perception d&#8217;un événement dans la réalité  par le bébé, crée un événement perceptif selon les cinq  modes : toucher T, odorat O, goût G, audition A, vue V. On dit que la perception de cet  événement est comodale. Cette perception, selon au moins deux modes, a  pour effet de créer un événement psychique qui se trouve alors repéré  comme « extérieur », c&#8217;est à dire vécu, éprouvé et indexé comme se  situant en dehors du bébé (index d&#8217;extériorité). Au même instant où le  vécu psychique est classé comme extérieur, il prend un sens dans  l’ensemble de l’organisation psychique.Tout au long de ce travail, on  comprend le terme «prendre un sens »   pour un vécu psychique comme   avoir  la potentialité de prendre place  dans le temps et dans l’espace  pour organiser l’ensemble.<em> La perception comodale d’un  événement – qui, par cet acte même, devient vécu comme extérieur- donne  sens à ce qui est ressenti par le bébé.</em></p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p><em>La tétée</em></p>
<p>Au tout début de la vie, pendant la tétée, le bébé instaure une organisation perceptive fondamentale. Par la succion, il comodalise le toucher T, l’odorat O, le goût G et l’audition A puisqu’il crée un son avec la succion, TOGA. Le rythme de la succion très simple est calé sur le rythme de la langue de la mère que le bébé perçoit de manière comodale,  il l’entend et il le reçoit sur sa peau et sur d’autres parties du corps plus internes. Il perçoit la voix maternelle de manière comodale en T et A. L’audition comodalisée au toucher T de sa peau ou comodalisée à TOG de la succion prend un caractère proximal.  L’organisation comodale de ces modes perceptifs est largement facilitée par le fait que le bébé crée lui-même les mouvements perceptifs par sa succion. La simplicité du mouvement de la succion et le caractère de proximité des modes perceptif nous fait dire que cette expérience a une forte probabilité de parvenir à une véritable comodalité perceptive déjà marqué par la langue maternelle.</p>
<p>La rencontre du regard  donne moins une sensation visuelle qu’une sensation d’être touché. La sensation « d’être touché »  renvoie à une perception proximale. Le bébé rentre en contact avec le regard de la mère au moment où il a le mouvement de la succion. La vue V est donc entraînée avec l’expérience TOGA de la tétée ; TOGAV.</p>
<p>« Etre-en-relation-avec-quelqu’un »  prend peut-être son origine dans cette association très étroite de ces deux fonctions de la vue : d’une part une sensation de se toucher profondément (phénomène renvoyant à l’intérieur) TOGAV, et d’autre part la perception sur le mode visuel associé à l’audition (AV) renvoyant au visage de l’autre.</p>
<p>Sur un autre plan, le bébé tente de percevoir de manière comodale le visage et la voix de la mère qui, au contraire, offre une très grande richesse de mouvements par leur variabilité et leur rapidité. Les mouvements du visage et de la voix de la mère sont complexes et rapides (par ailleurs ces deux caractères sont absolument nécessaires comme on le verra plus loin. La vision n’est pas encore arrivée à maturité à cet âge. Et surtout, le bébé n’agit pas lui-même sur les mouvements, contrairement à ce qui est vécu par les modes TOGA autour de la succion.</p>
<p>Comment le bébé parvient-il à trouver le visage de sa mère qui se trouve au loin ? Le visage de la mère, par ses mouvements, est l’espace d’une forte expressivité. L’aspect toujours bougeant du visage est un point d’attraction pour le bébé qui perçoit toujours les mouvements. Le visage a la particularité d’être une unité d&#8217;expression composée d’une diversité de traits, de formes et d’organes. Le visage présenterait ainsi la plus grande unité d&#8217;expression possible, malgré ou grâce à la plus grande diversité des matériaux. Cet état est propice, pour le bébé, à la construction d’un système cohérent et capable de traiter une information en grande quantité et complexe. La voix qui, elle aussi, présente une grande unité d&#8217;expression avec une grande diversité des éléments qui la composent, est un bon indicateur d’orientation globale. Le clignement des paupières sur ce point brillant qu’est l’œil, est un repère au rythme simple et clair comme la succion. Le regard est un point d&#8217;attraction incontournable dans une relation dont on peut ainsi analyser le processus.</p>
<p>La perception AV a lieu pendant la tétée ou bien  juste avant, ou bien juste après. Un autre événement a lieu au même moment : le bébé ressent selon le rythme de sa respiration et de son cœur, un liquide dans sa bouche et sa gorge. Il existe un lien temporel entre quatre événements psychiques : l’événement TOGAV en proximal, l’événement AV en distal, l’événement de sensation  interne du liquide et un dernier événement continu qui est l’ensemble de ce que le bébé ressent dans son corps. Le bébé fait un lien entre ces quatre événements qui ont lieu au même moment ou qui se chevauchent.</p>
<p><em>Quand le bébé a faim, il vit un événement  qui a un sens évident pour lui. Cela signifie que cet événement psychique prend place avec évidence dans l’ensemble de ce que vit le bébé dans l’espace et dans le temps. Il est présent à ce qu&#8217;il vit, on peut dire qu’il est actif. Cet événement est inscrit dans une sensation de plaisir. L’ensemble des événements décrits s’inscrit dans ce sens de manière active par le bébé. Au tout début de la vie du point de vue de l’observateur, ce qui a du sens pour le bébé est lié à l’extérieur et vécu avec plaisir : quand il a faim, il a un contact avec quelqu’un qui est à l’extérieur. Puis le bébé s’endort, les événements vécus disparaissent alors, sauf celui lié aux rythmes fondamentaux intérieurs du cœur et de la respiration. A part ce dernier qui prend un indicateur de « continuité », les trois autres événements sont dès lors marqués d’un indicateur de « disparition-apparition ». Ces trois événements ont été vécus dans l’instant avec un sens puis disparaissant, ils sont catalogués avec ce caractère « disparition-apparition ».</em></p>
<p>Le bébé a donc vécu une expérience psychique liée à la perception du visage et de la voix qui est désormais classée dans les événements « disparition-apparition ».</p>
<p><em>Nous faisons l’hypothèse que les  événements psychiques marqués du vécu de « disparition-apparition » comporteront ensuite un index d’extériorité, et ceux marqués du vécu de « continuité », un index d’intériorité.</em> Au début de la vie, les événements psychiques qui sont marqués d’un index d’extériorité sont liés à la succion qui, on l’a vu, est un événement psychique très prégnant par les modes perceptifs vécu en proximal, et par une comodalité simple donc solide vécue par le bébé avec plaisir. Faire la différence pour le bébé entre des événements extérieurs qui disparaissent et des événements intérieurs en continuité serait ainsi facilité.</p>
<p>L’événement psychique qui est éprouvé comme disparaissant, est indissociable d’une perception d’une partie du corps de la mère.</p>
<p>Au fur et à mesure où le bébé s’unifie par des sensations de rythmes autour de son cœur et de sa respiration, l’autre aussi s’unifie, pour le bébé, avec comme centre, son visage, sa voix et l’ensemble du corps enregistrés depuis le début comme disparaissant-réapparaissant, soit comme extérieurs.</p>
<p><em>Le sourire</em></p>
<p>Ensuite, quand il grandit de quelques jours, il perçoit plus longuement le système « voix-visage » de sa mère mais, cette fois-ci, sans l’expérience liée à la tétée. Cette situation provoque un sourire, ou plus tard un éclat de rire. Pourquoi et comment s’opère cette transition très importante<a href="#_ftn1">[1]</a>?</p>
<p>Jusqu’à maintenant, le lien  entre l’expérience de la tétée par TOGAV et l’expérience AV du « visage-voix » correspond à la sensation du liquide dans la bouche et dans la gorge, toujours présente alors que le  bébé quitte le sein et se tourne vers la mère. Lorsque le bébé est rassasié et ne tète plus, l’apparition de AV n’est pas accompagnée d’une sensation du liquide dans la bouche et la gorge. Il ne faut pas oublier que le bébé fonctionne toujours au niveau du processus, et qu’il construit donc un système de sens en faisant des comparaisons de situations presque-pareilles. Il compare donc une situation où l’expérience AV est accompagnée de TOGAV par une sensation dans la bouche avec une situation où l’expérience AV est accompagnée seulement d’une sollicitation TOGAV. Ce passage est fondamental. Si le bébé ne vit pas une expérience proximale assez solide TOGAV, il ne peut pas se contacter avec le regard de l’autre. Par contre si les expériences successives ont construit une perception proximale solide TOGAV, il peut  solliciter TOGAV pour contacter sa mère par le regard sans avoir la bouche active. Le bébé attiré par les mouvements très expressifs du visage et de la voix de la mère, trouve alors un plaisir qui est dégagé du besoin de se nourrir. Parallèlement, le temps d’échange avec la mère s’allonge.</p>
<p>Ce sourire provoque des mouvements très précis et accentués sur le visage de la mère. Nous parlons avec une intonation particulière avec les bébés parce qu&#8217;ainsi notre visage est plus mouvant, l&#8217;affect de plaisir venant alors sculpter plus clairement le visage. En fait, c&#8217;est le bébé qui réveille en nous une expressivité plus accentuée au niveau de la voix et du visage, ce qui permet au bébé de mieux comodaliser. <em>Cette capacité du bébé de percevoir en AV le système voix-visage indépendant d’une sensation dans la bouche se joue dans un contexte de plaisir dégagé du besoin de se nourrir.</em></p>
<p>Le mode V est sollicité à la fois d’une manière proximale et distale. L’autre mode sollicité en proximal et en distal est l’audition A. Cette double fonction proximale et distale de A et de V consolide le système dans sa globalité.</p>
<p>L’expérience comodale TOGAV de la tétée complétée par AV apparaît comme un socle fondateur et organisateur de la psyché. Cette expérience de mouvements contient en elle-même la notion du temps. L’intégration du temps dans les processus psychiques est la garantie de l’évolution de la psyché, et inscrit le bébé dans le temps. Grâce à cela, le bébé construit une sensation de continuité.</p>
<p><em>La sensation de relation s’origine dans l’échange entre ces deux corps, elle est marquée par le plaisir manifesté par un sourire, accompagné du rôle du regard déjà développé ci-dessus.</em></p>
<p>Le bébé exploite chaque instant pour se construire, et ceci de manière vitale pour lui. Tout ce que le bébé intègre est ensuite retenu, tout s’inscrit, rien ne disparaît. Il faut imaginer un mode d’évolution radicale dans le sens où soit le bébé se construit de manière positive, et il est alors en vie (mouvement ascendant),  soit il ne se construit pas de manière positive, et il est alors en survie (mouvement descendant). Le mouvement ascendant est marqué majoritairement de plaisir, le mouvement descendant est marqué majoritairement d’affects négatifs. On comprend alors l’impact de l’origine dans le développement du bébé : selon la qualité des vécus psychiques à l’origine de sa vie (y compris in utero), il est orienté soit vers un mouvement ascendant, soit vers un mouvement descendant. Cette prégnance du mouvement signifie aussi que plus le bébé exerce sa comodalité, plus les processus de comodalité deviennent performants.</p>
<p>L’évolution est de type exponentiel, avec un accroissement de plus en plus rapide. Le bébé peut traverser des moments où les deux mouvements se succèdent. En revanche, si le mouvement descendant s’installe, la seule manière de basculer vers un mouvement de vie ascendant est une rencontre « exceptionnelle » dans le quotidien du bébé.</p>
<p>La clef de voûte de cette démonstration est le fait suivant : <em>lorsque le bébé donne du sens à ce qu’il vit, il s’organise. </em>Or l’attribution de sens, donnée à l’événement vécu, n’est possible que si les phénomènes exposés précédemment sont vérifiés.</p>
<p>Cette notion de sens est extrêmement complexe. On peut déjà avancer que ce sens évolue en fonction des expériences du bébé, et qu’il gagne en stabilité par rapport aux expériences. Ce sens obtenu lors de la perception comodale, est une fonction spatio-temporelle<a href="#_ftn2">[2]</a> dans un système en train de se mettre en place. C’est un sens au niveau du processus, et non de la représentation, il est actif dans l’organisation du système. Cette fonction spatio-temporelle structure de manière dynamique le système.</p>
<p><em>Le concept de sens est donc à comprendre comme un organisateur du mouvement psychique au sein de l’espace spatio-temporel. </em></p>
<p><em>Ce sens promet le lien  à d’autres événements ainsi que leur agencement</em>.</p>
<p><em>Les liaisons entre les événements psychiques qui contiennent des vécus perceptifs sont possibles grâce à l’attribution du sens qui a lieu au moment de la perception comodale.</em></p>
<p><em>On remarque que le sens ne peut prendre origine qu’avec l’autre et dans le plaisir.</em></p>
<p><em> </em>L’intention s’origine dans ce contexte.</p>
<p>En introduction, l’hypothèse suivante est avancée : « la perception comodale d’un événement – qui par cet acte même devient extérieur – donne sens à ce qui est vécu par le bébé. » La description de la tétée montre que la succion est, de par son rythme simple, un organisateur de comodalité proximale pour TOGAV. La perception AV des mouvements de la mère stimulent la mise en place de la comodalité distale par la vue et l’audition, en offrant un traitement du sens. Ces expériences comodales prenant naissance dans des événements successifs qui s’interrompent, créent une distinction entre des vécus psychiques marqués d’un indicateur « extérieur » et d’autres d’un indicateur « intérieur ». Les événements extérieurs (par le fait qu’ils disparaissent) sont perçus en comodalité, et ils trouvent sens en intégrant la dimension du temps et de l’espace sur le  corps de la mère.</p>
<p>La tétée met en place ces fonctionnements psychiques à condition que le bébé puisse vivre certains phénomènes qui sont présentés ici à un niveau descriptif sans chercher les causes.</p>
<ul>
<li>l’expérience comodale proximale TOGAV de la tétée,</li>
<li>la création du mouvement simple de la succion. Ce mouvement se cale sur la voix maternelle perçue en comodalité au niveau de l’audition et du toucher sur la peau. Le bébé doit avoir une capacité d’exercer la comodalité du toucher et de l’audition à partir de la voix de la mère.</li>
<li>la sensation du liquide dans la bouche et dans la gorge</li>
<li>le contact des regards du à la sollicitation de l’expérience perceptive proximale TOGAV.</li>
<li>l’éprouvé de l’ensemble du corps dans une continuité rythmée par la respiration et le rythme cardiaque,</li>
<li>le ressenti des mouvements sur un mode comodal AV du système maternel « voix-visage »,</li>
<li>la mise en place des indicateurs « continuité/intérieur » ou « disparition-apparition/extérieur » sur les événements psychiques vécus,</li>
<li>la liaison des événements psychiques : TOGAV de la tétée, AV du visage et voix, sensation intérieur du liquide et sensations des rythmes fondamentaux intérieurs (on remarque que cette capacité doit concerner des événements psychiques dont les indicateurs sont « intérieurs » et « extérieurs »),</li>
<li>la capacité, enfin, d’investir AV et TOGAV sur visage-voix avec plaisir  quand TOGAV du liquide dans la gorge est absent au lieu de s’enfermer sur des sensations intérieures.</li>
</ul>
<p>L’expérience de la tétée est donc un très bon moteur pour mettre en place le système perceptif. La description détaillée de ce moment d’échange montre que le sens apparaît grâce à des vécus psychiques perçus de manière comodale. Plus la perception comodale est en place, plus l’intériorité du bébé prend sens et plus il mobilise une perception comodale englobant des systèmes de mouvements de plus en plus complexes.</p>
<p>Interactions précoces</p>
<p>Lorsque le parent s’adresse à son bébé en lui parlant, l’ensemble de son corps s’exprime. La dynamique qui tend l’ensemble du corps vers la même expression est la parole : les mouvements les plus significatifs comme la voix, le visage et les mains se coordonnent autour d’un sens donné par la parole.  Cet ensemble constitué de la parole, du visage et des mains crée un complexe de mouvements tournés vers l’autre pour communiquer. Chez le petit bébé de 3 mois, cet ensemble de mouvements qui n’est pas encore coordonné, s’organise.</p>
<p><em>On fait l’hypothèse que cet ensemble de mouvements mis en forme dans l’interaction avec les parents est la base des précurseurs du langage.</em></p>
<p>Cette organisation de mouvements chez le bébé serait le vif de la transmission de la parole. Le bébé intègre ces formes en mouvements dont la source organisatrice est le verbal du langage des parents. Ces formes complexes contiennent la spécificité de la langue et de la relation. La langue permet la coordination de l’ensemble.</p>
<p>On observe chez le bébé en interaction avec son parent, des mouvements du regard, des mains, des pieds et de la voix. ces mouvements, en lien avec ceux de la langue des parents, prouvent que le bébé restitue des mouvements qu&#8217;il a intégrés à sa manière. On observe petit à petit une coordination de l&#8217;ensemble de ces mouvements chez le bébé.</p>
<p>Dès le début de la vie, le bébé cherche à être en  présence de l&#8217;autre en le touchant, et en étant touché, pour recevoir du sens qu&#8217;il tente d&#8217;organiser. La communication ne se fait pas sur le mode unique de l’écoute chez un bébé. Il faut qu’il puisse percevoir sur un mode comodal, ce que produit le parent pour donner un sens à ce qu’il vit afin de l’intégrer à sa personnalité, et afin, ensuite, de l’exprimer à sa manière. Pour cela, le bébé provoque chez son parent un langage plus corporel, grâce à une émotion plus expressive. Tout en se laissant mener par cette dimension corporelle et émotionnelle, le parent s’exprime en conservant un sens dans l’échange, et en le contrôlant grâce au contenu de son langage. Le bébé, lui, vit l&#8217;échange sans pouvoir le guider précisément, il ne maîtrise  pas encore le sens de l’ensemble de la communication.</p>
<p>Le sens donné  par le bébé au cours de ses expériences est dépendant des mouvements perçus sur le corps de l&#8217;autre (la voix, les mouvements des mains, la pulsation du corps et l&#8217;expressivité du visage). Le sens prend corps chez le bébé sans doute par le mélange des formes de mouvements connues, et des formes de mouvements inconnues et surprenantes<strong>. </strong>Les formes connues sont possibles car le parent produit et offre au bébé, d’une fois à l’autre, des événements presque-pareils. Un échange riche de surprises dans une juste mesure et sur fond de continuité connue, entraîne le bébé vers une créativité autonome.<strong> </strong><strong> </strong><strong> </strong></p>
<p>En interaction avec son parent, le bébé intègre des vécus psychiques avec un indicateur « extérieur » qui sont composés de mouvements perçus au moins sur deux modes perceptifs. Selon l’hypothèse ci-dessus, ces vécus psychiques reçoivent un sens en fonction de ce qui est vécu dans l’instant, et en fonction de tout ce qui a été vécu depuis la grossesse. Ces vécus psychiques à index « extérieur » contiennent des éléments perceptifs du monde extérieur accompagnés d’un sens. Les vécus psychiques à index « intérieur » sont constitués d’éléments internes organisés autour des rythmes de respiration et du cœur.</p>
<p>On considère que les vécus psychiques associés à des vécus perceptifs sont ceux <em>sollicités</em> lorsque le bébé perçoit le monde extérieur. « Solliciter » sous-entend que le bébé, au moment de percevoir, met en mouvement, en lui, des vécus psychiques presque-pareils sélectionnés parmi toutes ses expériences.<em> </em>Le bébé perçoit en fonction de ce qu’il a vécu précédemment. Il perçoit en fonction de l’ensemble des vécus psychiques composés de vécus perceptifs. L’ensemble de ces vécus psychiques associés à des éléments perceptifs  forme une interface avec le monde.<em> Ces vécus psychiques composés pendant l’expérience perceptive et mobilisés pendant celle-ci sont appelés fonction enveloppe rythmée. Elle est  sollicitée par le système perceptif.</em> Cette enveloppe ou interface n’a aucune raison d’être pensée à la surface du corps du bébé, elle doit être comprise comme <em>une</em> <em>fonction</em>.</p>
<p>On comprend facilement que plus les interactions précoces sont bonnes, plus le contact avec le monde a du sens et donc meilleure est l’ouverture au monde. Ce phénomène crée un mouvement organisationnel exponentiel en s’enrichissant de vécus psychiques à index « extérieur », tous porteurs d’un sens. Par cela, la fonction enveloppe rythmée assure l’organisation dans l’espace et dans le temps de la psyché.</p>
<p>En revanche, si le bébé ne parvient pas à organiser sa comodalité perceptive, il se trouve alors dans une spirale descendante où ses expériences perceptives se dégradent progressivement, sans pouvoir construire une fonction enveloppe rythmée. Plus elle est chargée en vécus psychiques composés d’éléments perceptifs unimodaux ou comodaux chaotiques, moins l’acte de percevoir chez le bébé lui permet de s’organiser en donnant du sens à ce qu’il vit. La fonction enveloppe rythmée n’est alors pas organisatrice de sens, elle peut même parfois basculer dans une spirale de non-sens, et entraîner un enfermement.</p>
<p>Le système de perception a une fonction majeure d’organisation chez le bébé. A partir du moment où l’enfant bascule dans le langage, celui-ci devient moteur dans l’organisation avec son pouvoir de représentation mais la qualité de la fonction enveloppe rythmée reste déterminante dans l’ensemble du fonctionnement.</p>
<p>Le bébé peut déclencher cette fonction enveloppe rythmée soit seul, soit dans un mouvement coordonné avec son partenaire interactif. Au cours des expériences, la fonction enveloppe rythmée s’installe de manière de plus en plus continue, et centre de plus en plus le bébé sur lui-même par l’appropriation de celle-ci. L’appropriation de celle-ci signifie que le sens donné par celle-ci est de plus en plus stable, et que le bébé a de moins en moins besoin de multiplier les expériences pour la construire. En même temps, cette évolution crée un espace paisible à l’intérieur de lui qui provoque un sentiment de sécurité. Lorsque la fonction enveloppe rythmée est achevée, il est préférable que les vécus psychiques comprenant des éléments perceptifs unimodaux ou comodaux chaotiques soient rares. Ceci signifie que les éléments perceptifs font partie essentiellement de vécus psychiques à indicateur extérieur porteurs de sens.</p>
<p><em>Autonomisation et fonction de représentation</em></p>
<p>Le parent en présence de son bébé peut être plus ou moins actif. Il peut échanger en le stimulant ou il peut être présent, attentif et capable de réagir, mais préférant soit le regarder et lui parler, soit vaquer à ses occupations tout en lui signifiant sa présence. Le parent, présent mais non excitant, crée une ambiance paisible et protectrice pour son bébé. Celui-ci alors qu’il se stimule seul, a un ressenti sans persécution. De temps à autre, il contacte son parent par le regard, et il vit l’expérience d’une rencontre sécurisée. Il n’a pas besoin d’être ouvert au monde pour surveiller un danger potentiel, il peut être entièrement centré sur lui. Il vit l’expérience que l’autre n’est pas persécuteur. Le parent  laisse alors son bébé avoir le plaisir de découvrir seul son corps ou les potentialités de son corps.</p>
<p>A l’inverse, les problèmes de limites peuvent se comprendre quand, lors de ces interactions précoces, le parent est trop dans la prévention interprétative, et quand l’altérité du bébé n’est pas respectée. Dans ce modèle, ceci signifie que le bébé ne perçoit pas un ensemble de mouvements perceptifs cohérents sur le visage et la voix du parent, ce qui provoque une difficulté de comodalité. Cette difficulté a une répercussion dans  la fonction organisatrice du système perceptif qui empêche la mise en place d’une bonne limite. De plus, le bébé n’a pas de temps à lui pour faire l’expérience d’une continuité d’être. Un parent qui suscite trop son bébé, ne lui donne pas l’occasion de se retrouver seul pour se découvrir. Autrement dit, le bébé développe en lui une quantité importante de vécus psychiques à indicateur « intérieur » (unimodale ou comodale chaotique, donc dépourvus de sens). Cette situation fragilise la capacité du bébé  à se découvrir  seul en présence du parent et à se préférer à lui. Le bébé bascule ainsi dans une situation où il est dépendant du parent. Le parent ne favorise pas les processus de séparation en présence de l’autre. Il associe à l’amour la notion d’être attaché, le bébé ne vit pas une liberté d’être, et en même temps d’être-en-relation. La relation pour lui est toujours synonyme du fait d’être lié fortement à l’autre. Le bébé devient dès lors enchaîné à la situation d’être-avec-le-parent. Il se montre sans cesse en demande de stimulations parentales.</p>
<p>Revenons à un bébé qui a vécu de bonnes interactions. Peu à peu, le bébé sent qu&#8217;il peut mettre en mouvement son schéma corporel centré sur lui-même et en même temps, il perçoit le reste comme extérieur grâce à son système perceptif riche en vécus psychiques à indicateur extérieur. Cette séparation est d&#8217;autant plus opérante qu&#8217;il perçoit que l&#8217;extérieur ne bouge pas quand lui bouge son corps. Ceci est une nouveauté : au début de la vie, le bébé ne percevait que les mouvements.</p>
<p><em>Maintenant la construction de sa fonction enveloppe rythmée permet de percevoir un extérieur immobile.</em><strong> </strong><em>Effectivement, les vécus psychiques à indicateur « extérieur » composant la fonction enveloppe rythmée, ne nécessitent plus un mouvement extérieur pour fonctionner de manière comodale. Cette bonne coordination des mouvements perceptifs crée une bonne comodalité et assure un sens stable. L&#8217;espace qui peut être perçu comme immobile, est re-présentable maintenant. C&#8217;est le basculement du  processus à la représentation.</em></p>
<p><em>L&#8217;évolution de cette fonction enveloppe rythmée le fait accéder à l&#8217;autonomisation et au langage puisqu&#8217;il peut maintenant se représenter en train de bouger dans un espace aux repères stables. Cette étape est fondamentale. L&#8217;enfant a conscience qu&#8217;il peut se mouvoir dans un monde aux repères stables sans perdre une sensation de continuité à l&#8217;intérieur de lui.</em></p>
<p><strong><em> </em></strong><strong> </strong></p>
<p>On peut dire à ce stade que l’enfant est unifié mais<strong> </strong>ceci est<strong> </strong> encore, en fait, une vue de l’esprit. Cela rassure de s’imaginer unifié comme l’image dans le miroir mais, en réalité, nous sommes vivants et toujours en mouvements, ce qui n’est pas visible, et donc impossible à dire. Au mieux, nous pouvons peut-être penser à un axe stable auquel est relié l’ensemble des mouvements de notre corps.</p>
<p><em>La fonction enveloppe rythmée, contrairement à l’enveloppe statique vue dans le miroir est une ouverture subtile au monde extérieur qui vibre et contrôle les mouvements d’entrée et de sortie selon des repères spatio-temporaux. </em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>Emergence de la parole</em><em> </em></p>
<p>Quand les mots apparaissent, l&#8217;organisation de la fonction enveloppe rythmée est aboutie, elle porte en creux le verbal de la parole qui n&#8217;a pas été transmis. Le bébé découvre alors la parole dont le verbal vient se lover dans cette architecture laissée libre par le parent qui s&#8217;éloigne dans un mouvement d&#8217;éloignement mutuel. L&#8217;organisation de cette fonction enveloppe rythmée a permis deux phénomènes. L&#8217;un est le moulage, réceptacle de la langue, et l&#8217;autre est la mise en place des processus d&#8217;autonomisation chez le bébé pour s&#8217;éloigner de la source organisatrice parentale qu&#8217;est la langue du parent. Le moulage réceptacle de la langue est plus une fonction dynamique qu&#8217;une structure complexe. Cette fonction dynamique se laisse transformer à chaque nouvelle rencontre par l&#8217;affect et le sens indicible qui circulent pour faire émerger une parole vivante, et mettre en valeur la pensée organisatrice.</p>
<p>Lorsqu’un bébé émet une première syllabe ou un premier mot, il crée du plaisir et de la surprise chez son interlocuteur. Surprise et plaisir partagés déclenchent une sensation forte de rencontre. Au fur et à mesure, la rencontre au cœur du mot va devenir paisible, et chacun va ressentir la possibilité de se poser dans le mot qui a valeur de rencontre. Le bébé découvre la possibilité de convoquer le mot pour un sens déjà vécu. Ces mots qui permettent de se rencontrer tranquillement, ouvrent sur le partage d’un sens. Ce partage d’un sens organise alors la relation, mais ce stade final n’aura lieu que si la mère laisse vivre à son bébé un moment de plaisir pour lui et en lui, sans intervenir bien qu’elle soit présente.</p>
<p>Enfin, une telle attitude parentale reflète une dimension d’altérité. Un parent qui respecte son bébé, sans intervenir, est habité déjà par la notion d’altérité qui est le cœur de la parole.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Comodalité perceptive</span></p>
<p><span style="text-decoration:underline;"> </span></p>
<p>Lorsque l’information perçue est traitée sur un seul mode perceptif, on peut se représenter ce traitement sur une droite. Lorsque l’information est traitée par deux modes perceptifs, on se représente alors ce traitement de l’information sur un plan. Cette représentation en droite et en plan, montre que grâce à la coordination de deux modes perceptifs, il y a une potentialité plus vaste avec un degré de liberté dans le plan qui n’existe pas sur la droite. Ce degré de liberté du traitement de l&#8217;information, offre à la perception une possibilité d&#8217;expressivité. Cette expressivité est complexe dans la compréhension des facteurs agissants, hormis la certitude que l&#8217;affect influence la manière de percevoir, ou tout du moins la manière d&#8217;intégrer l&#8217;information perçue.</p>
<p>Lors du traitement de l’information perceptive par un seul mode sur la droite, l’information peut être segmentée ou au contraire en un seul bloc L’information reçue par cette perception unimodale sans segmentation ne peut pas être traitée pour être intégrée dans l&#8217;ensemble du système, et elle peut être assimilée à un accrochage perceptif. Par contre une perception unimodale mais segmentée peut  participer à l’ensemble du système perceptif.</p>
<p>Lorsqu’une perception est multimodale, chaque mode perceptif se voit obligatoirement segmenté. Cette segmentation rythmée de chaque mode perceptif, nous l’avons vu, permet la mise en coordination des divers modes perceptifs. Tout ce système est évolutif. La segmentation de chaque mode s’améliore dans le sens où elle tend vers une segmentation qui facilite la coordination avec les autres modes. La segmentation de chaque mode s’est construite au sein d’une perception comodale. L&#8217;image des musiciens dans l’orchestre illustre ce phénomène : après plusieurs répétitions dans l’orchestre, le musicien joue sa partie de manière mieux ajustée à l’ensemble, même s’il joue seul dans sa loge.</p>
<p>Si on fait l&#8217;hypothèse que l&#8217;enfant autiste n&#8217;a pas un bon système de segmentation, on comprend facilement que celui-ci ne puisse pas évoluer s’il perçoit l’objet sur un seul mode perceptif, ou sur plusieurs modes mais dont les segmentations sont pauvres ou fluctuantes. Cette défaillance de la segmentation provoque des interactions entre modes perceptifs, soit aléatoires, soit au contraire agglutinées. Lorsqu&#8217;il mémorise, et ceci de manière souvent impressionnante, il mémorise un bloc qui  a été perçu de manière unimodale, avec un seul mode ou un mélange des modes.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;"> </span></p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Construction de l’expressivité du visage et de la voix</span></p>
<p><span style="text-decoration:underline;"> </span></p>
<p>Le visage du bébé se façonne tout au long de ses rencontres. Dans la construction de la personnalité du bébé, il est judicieux de penser toujours ensemble le visage et la voix en interactions. Le bébé façonne son visage et sa voix en échangeant avec ses deux parents. L’important est de comprendre qu’il construit ses relations sur plusieurs modes perceptifs à la fois, et que sa perception est stimulée par des mouvements. Quel est l’événement le plus riche en mouvements que le bébé rencontre régulièrement ? C’est effectivement le visage et la voix de ses parents. Pour saisir la complexité de la situation, il faut toujours avoir en tête, deux niveaux : celui de la perception comodale facilitée par les mouvements intriqués de la voix et du visage des parents, et le système perceptif du bébé que l’on peut décrire de la façon suivante. L&#8217;oreille est capable de sélectionner ce que l&#8217;on désire entendre. Par exemple, écoutant un quatuor, on peut concentrer son écoute pour suivre plus particulièrement le violoncelle. Cette faculté d&#8217;adaptation est due à deux petits muscles de l&#8217;oreille. Ils servent à ajuster l&#8217;écoute, à faire ressortir certaines bandes de fréquences. Le premier est le muscle de l&#8217;étrier, qui contrôle la pression des liquides à l&#8217;intérieur de l&#8217;oreille, le second est le muscle du marteau, qui commande la membrane tympanique. Or il se trouve que le muscle de l&#8217;étrier est sous la dépendance du nerf facial, lequel contrôle l&#8217;expressivité du visage, tandis que le muscle du marteau est commandé par un nerf qui est une émanation du nerf maxillaire inférieur. Le bébé va avoir une sensation consciente ou inconsciente de son visage et de sa voix à l’intérieur de lui, obligatoirement intriquée.</p>
<p>On se trouve donc en présence de deux systèmes qui s’agencent parfaitement puisque tous les deux fonctionnent obligatoirement sur deux axes. Le bébé perçoit ensemble l’expressivité du visage et de la voix de l’autre grâce à la comodalité, et il construit ensemble son expressivité à travers sa voix et son visage qui sont reliés physiologiquement.</p>
<p>Ce système perceptif comodal est obligatoirement créatif puisque les modes perceptifs intriqués créent un degré de liberté. L&#8217;affect, notamment, va saisir cette situation pour influencer le message reçu en créant une couleur émotive à l&#8217;intérieur du bébé. Le bébé n’imite pas mais il crée toujours à travers non seulement ce qu’il reçoit mais aussi à travers ce qu’il produit : la perception comodale et l’expressivité double voix-visage. Ce statut de création garantit un sentiment d&#8217;appropriation. Il est plus difficile d’imiter quand on est sur un mode comodal. En revanche, on verra plus loin qu&#8217;un enfant qui a des processus psychotiques imite sur un mode unimodal. On verra aussi qu&#8217;un bébé qui est submergé d&#8217;angoisses et qui subit un événement au lieu de le vivre, imite directement des traits de la voix.</p>
<p>Pour mieux saisir l’absence d’imitation simple, on peut dire que le bébé voit le visage de sa mère avec ses oreilles, ou qu’il entend sa mère avec son visage. On peut se demander dans quelle mesure il ne sélectionne pas un son segmenté en construisant une expressivité de son visage. Réciproquement, voir le visage de sa mère avec ses oreilles, signifie que la sélection d’un son par les oreilles ne lui fait retenir qu’une expressivité du visage qu’il ressent en lui (voies nerveuses communes).</p>
<p>Cette hypothèse d&#8217;une perception comodale est incontournable pour comprendre comment un petit bébé se construit avec deux systèmes voix-visage comme celui de son père et de sa mère. Si un bébé n&#8217;utilisait que des systèmes d&#8217;imitation, donc obligatoirement sur un seul mode, il ne pourrait pas construire une identité sexuée unique à partir de deux systèmes aussi différents de celui d&#8217;un homme et d&#8217;une femme que sont ses deux parents. Ceci n&#8217;est possible que si le bébé est créatif et actif, de par son propre système perceptif.</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1"><strong>[1]</strong></a> Stern D., Le monde interpersonnel du nourrisson, PUF, ed. Le fil rouge, trad, 1989.</p>
<p><a href="#_ftnref2"><strong>[2]</strong></a> Gepner B., Constellation autistique, mouvement, temps et pensée, malvoyance de l’é-motion, autres désordes du traitement temporospatial des flux sensoriels et dyssynchronie dans l’autisme, Devenir 2006/4, Volume 18, p 333-379.</p>
<p>﻿</p>
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		<title>La perception chez l&#8217;enfant autiste</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Jun 2010 16:58:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cliniquedelenfant</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Pendant la grossesse, l’embryon puis le fœtus reçoivent les ondes acoustiques (la langue et les bruits du corps) et les ondes électromagnétiques du corps de la mère. Les tissus évoluent sous l&#8217;effet des ondes guidés par les gènes. Les tissus des modes perceptifs (peau, oreille, nez, bouche, yeux) sont modelés dès le début de l&#8217;embryogenèse pour percevoir ensemble et de manière cohérente.  A la naissance le bébé perçoit de manière intelligente sa mère et les personnes qui l’entourent.</p>
<p>L&#8217;enfant autiste a une défaillance génétique qui n&#8217;a pas permis ce modelage des tissus par les ondes électromagnétiques et acoustiques. Il n’a pas un système perceptif qui fonctionne dans la normalité.</p>
<p>Lorsque nous communiquons, notre système perceptif s&#8217;exerce à deux niveaux, un niveau proximal et un niveau distal. Le système perceptif proximal gère nos perceptions dans notre environnement proche quand la perception distale assure la compréhension d&#8217;un espace plus lointain. Le système perceptif proximal crée une sensation d&#8217;être proche par le contact du regard alors que nous communiquons à une certaine distance. De même la voix reçue sur l’ensemble du corps  participe à la sensation de rencontre. Le système perceptif proximal sollicite la sensualité et l’émotion. Par contre la perception distale fonctionne de manière consciente très liée à la pensée.</p>
<p>L&#8217;enfant autiste n&#8217;a pas pu mettre en place le système perceptif proximal, l&#8217;absence de contact de regard en est le signe. Il n&#8217;est pas capable de se sentir proche et de vivre une relation qui fait appel à un traitement de la perception à proximité. D&#8217;autant moins, que par l&#8217;absence du système perceptif proximal, il a une sensation de mouvements perpétuels en lui. Il ne peut jamais se poser. Il est impossible de rencontrer quelqu&#8217;un qui  est toujours en mouvement. Cette situation explique pourquoi il a besoin de créer du mouvement autour de lui pour se calmer. Ces mouvements incessants qui l&#8217;enrobent, sont dû au fait qu&#8217;habituellement  la construction du système perceptif proximal provoque une unité du corps par l&#8217;alliance -ou comodalité &#8211; des cinq sens. Dès le début de l&#8217;embryogenèse, il y a un mouvement d&#8217;unification des tissus au niveau de la cellule par les ondes acoustiques et électromagnétiques, cette action garantie ensuite l&#8217;unification du corps.</p>
<p>Un système perceptif normal nous rend unifié, posé et rend la réalité perçue compréhensible. L&#8217;information perçue est intégrée dans un système unique, elle est déjà traitée selon les fréquences de la langue. Exemple : un enfant sorti de l&#8217;autisme me disait qu&#8217;il ne parvenait pas à faire la différence entre les boutons de son pyjama et les pommes de terre dans son assiette. Il ne les percevait qu&#8217;avec la vue en  distal, les autres sens qui habituellement s&#8217;exercent en même temps, comme le toucher,  ne venaient pas apporter un complément d&#8217;information. Pour l’enfant autiste, les modes  perceptifs s’exercent soit seuls soit à plusieurs mais pas aux  fréquences qui peuvent être traitées par l’intelligence. Exemple : le bruit d’un avion volant au loin qui persécute l’enfant autiste, n’est même pas retenu par notre système perceptif proximal. Par contre si nous avons une attention particulière notre perception distale s&#8217;exerce et en comparaison de notre système proximal, situe ce bruit au loin. L&#8217;enfant autiste, lui, est  pénétré par ce son et l’absence de sens le persécute.</p>
<p>L&#8217;enfant autiste sans le système perceptif proximal est persécuté pour se protéger il utilise comme mécanismes de défense, l’agrippement et la stéréotypie. Dans l’agrippement, l’enfant capte un état statique dans l’instant. Dans la stéréotypie, le mouvement de l’événement perçu est contrôlé mais il n’est pas intégrable par le corps.</p>
<p>La sortie de l’enfermement de l’enfant autiste passe par transformation de son système perceptif.</p>
<p><strong>Comment stimuler le toucher, l’odorat, le goût chez l’enfant autiste ? </strong></p>
<p>Pour aider l’enfant autiste, il ne faut pas hésiter à faire des expériences pour stimuler les modes perceptifs et plus particulièrement le goût, l’odorat et le toucher qui sont défaillants chez l’enfant autiste.</p>
<p>Il faut que l’enfant soit proche de l’adulte soit à côté soit en face. En face est préférable – ou à 90° &#8211; si l’enfant est capable d’un début de contact de regard.</p>
<p>L’adulte doit être détendu, les pieds bien ancrés dans le sol, un bon alignement du corps. La situation doit être confortable. La construction de ces sens passe par une vibration globale du corps qui est défaillante chez l’enfant autiste. Dans un premier temps, l’enfant capte celle de l’adulte.</p>
<p>A chacun ensuite d’inventer des expériences qui stimulent ces trois sens, elles doivent être simples. Il est inutile de varier beaucoup les expériences puisque l’important est la qualité de la relation avec l’adulte. Une variation très riche existe chez l’adulte et c’est celle-ci qui structure l’enfant. Il est important que l’adulte vive agréablement les expériences et fasse partager ses émotions et ses sensations.</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Perception des couleurs, chantonner, goût de la lecture</strong></p>
<p>L’enfant autiste accède à la couleur pratiquement lorsqu’il est sorti de son enfermement. L’usage de la couleur et du dessin serait une preuve d’une possibilité de se poser, d’exprimer des émotions. Si l’enfant sait se poser en dessinant et en coloriant cela signifie qu’il est presque posé dans son corps, dans sa voix et son regard.  Au tout début, lorsqu’il montre de l’aversion pour le dessin, il faut utiliser le « squiggle » de Winnicott un peu adapté. Il faut se mettre en accordage proximal (cf modèle) et dans un mouvement en deçà de la représentation faire des formes de couleur. Puis inviter l’enfant à faire de la même manière. L’enfant autiste est obligé pour se soigner à un moment de passer par le dessin comme il est obligé de passer par l’étape de se raconter des histoires ‘dans sa tête’. Le goût de la lecture vient par l’expérience de ces deux activités.</p>
<p>La couleur correspond à  l&#8217;émission de rayonnements électromagnétiques visibles qui s&#8217;étalent du rouge au bleu. Selon le modèle PERSIPAR, ces rayonnements peuvent être traités en gravitation relationnelle ou après intégration dans l&#8217;espace euclidien. Les couleurs sont des juxtapositions de points, elles ne sont pas soumises à des  signes qui imposent une intégration pour correspondre à de la connaissance. Elles sont donc essentiellement traitées en gravitation relationnelle mais la plupart du temps elles sont associées à des formes qui sont liées elles à une connaissance et donc qui ont subi une intégration. La couleur par ces qualités intervient à deux niveaux fondamentaux pour l&#8217;évolution du bébé et de l&#8217;enfant.  Le traitement en gravitation relationnelle des couleurs crée une connexion entre le code émotionnel et les rayonnements visibles. Cette connexion permet par le dessin d&#8217;intervenir activement sur le code émotionnel et donc de mieux l&#8217;organiser. Le maniement de la couleur est avec la langue le moyen d&#8217;être acteur de son code émotionnel. L&#8217;autre point essentiel est le fait que les couleurs sont associées à des formes nécessairement intégrées, cette situation exerce la jonction entre l&#8217;information de la gravitation relationnelle et celle qui est traitées dans l&#8217;espace euclidien- autrement dit entre le système perceptif proximal et la perception distale. Cette jonction est la garantie de l&#8217;unification et est très utilisée en thérapie. Ainsi quand un enfant autiste couvre une feuille de couleur il exerce sa gravitation relationnelle, dans un second temps s&#8217;il regarde l&#8217;ensemble de sa feuille il exerce une perception avec intégration dans l&#8217;espace euclidien. Quand petit à petit il organise ses couleurs en formes, il favorise son unification et se soigne de manière plus efficace.</p>
<p>Rembrandt, ce peintre de génie a réussi au niveau des visages à solliciter chez le spectateur les mêmes mouvements internes que lorsque celui-ci regarde un visage vivant. Par un travail de peinture, le visage représenté immobile parvient à solliciter le système perceptif proximal. Les enfants qui sont déjà bien sortis de l’autisme, accèdent à la couleur tardivement. La mise en forme de la couleur correspond à des vécus psychiques construits in utero, ils dépendent de processus du système perceptif proximal associé au distal.</p>
<p>L’homme préhistorique a perçu les couleurs quand il a perdu des qualités de son odorat. Cette nouvelle organisation de la perception proximale était une étape fondamentale pour l’avènement de la parole. Le plaisir de la couleur fonctionne avec une bonne perception proximale. La couleur a une infinité de possibilité avec des limites floues comme le goût, l’odorat et le toucher in utero qui ont une segmentation peu marquée.</p>
<p>C’est le système perceptif  proximal qui peut avec un tableau de couleur aux formes non figuratives, créer un mouvement. Le système perceptif proximal qui s’exerce en deçà de la représentation, peut créer un mouvement à partir d’une image fixe. C’est le même phénomène qui est utilisé par les peintres. Lucian Freud qui peint des nus, utilise ce procédé dans les fonds de ses tableaux, ce qui oblige à percevoir en proximal et qui rend le nu plus vivant.</p>
<p>Chantonner (sons proximaux) ou jouer avec la couleur sollicite dans le plaisir le système perceptif proximal. Ce sont les signes que la perception proximale a atteint un bon niveau de construction. C’est une étape importante chez un enfant qui sort de l’autisme.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/cliniquedelenfant.wordpress.com/848/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/cliniquedelenfant.wordpress.com/848/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/cliniquedelenfant.wordpress.com/848/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/cliniquedelenfant.wordpress.com/848/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/cliniquedelenfant.wordpress.com/848/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/cliniquedelenfant.wordpress.com/848/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/cliniquedelenfant.wordpress.com/848/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/cliniquedelenfant.wordpress.com/848/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/cliniquedelenfant.wordpress.com/848/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/cliniquedelenfant.wordpress.com/848/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/cliniquedelenfant.wordpress.com/848/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/cliniquedelenfant.wordpress.com/848/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/cliniquedelenfant.wordpress.com/848/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/cliniquedelenfant.wordpress.com/848/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cliniquedelenfant.wordpress.com&amp;blog=6793239&amp;post=848&amp;subd=cliniquedelenfant&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Hypothèses des origines de l&#8217;autisme</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Jun 2010 16:28:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cliniquedelenfant</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Toutes les pathologies de troubles de la communication, tel l’autisme prennent naissance in utero. Le caractère même d’une incapacité de communication signifie que la pathologie s’est construite chez l’embryon dans une dépendance avec l’environnement. La circulation de l&#8217;information entre l&#8217;embryon &#8230; <a href="http://cliniquedelenfant.wordpress.com/2010/06/22/hypotheses-des-origines-de-lautisme/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cliniquedelenfant.wordpress.com&amp;blog=6793239&amp;post=841&amp;subd=cliniquedelenfant&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Toutes les pathologies de troubles de la communication, tel l’autisme prennent naissance in utero. Le caractère même d’une incapacité de communication signifie que la pathologie s’est construite chez l’embryon dans une dépendance avec l’environnement. La circulation de l&#8217;information entre l&#8217;embryon et le corps de la mère est fait par des rayonnements acoustiques et électromagnétiques qui  modèlent les tissus selon les gènes. Dans un cas pathologique, il y a une mauvaise émission et réception des rayonnements chez l&#8217;embryon dû à un complexe génétique. Les tissus ne sont pas modelés pour être aptes à communiquer selon un système perceptif normal.</p>
<p>A la page <a href="../psychose-et-dysharmonie/" target="_blank">&laquo;&nbsp;nosographie&nbsp;&raquo;, </a>on trouve plus de détails sur les hypothèses de l&#8217;origine de l&#8217;autisme qui est aussi situé  par rapport aux autres troubles de la communication.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/cliniquedelenfant.wordpress.com/841/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/cliniquedelenfant.wordpress.com/841/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/cliniquedelenfant.wordpress.com/841/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/cliniquedelenfant.wordpress.com/841/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/cliniquedelenfant.wordpress.com/841/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/cliniquedelenfant.wordpress.com/841/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/cliniquedelenfant.wordpress.com/841/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/cliniquedelenfant.wordpress.com/841/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/cliniquedelenfant.wordpress.com/841/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/cliniquedelenfant.wordpress.com/841/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/cliniquedelenfant.wordpress.com/841/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/cliniquedelenfant.wordpress.com/841/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/cliniquedelenfant.wordpress.com/841/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/cliniquedelenfant.wordpress.com/841/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cliniquedelenfant.wordpress.com&amp;blog=6793239&amp;post=841&amp;subd=cliniquedelenfant&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Autisme : réflexions</title>
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		<pubDate>Thu, 06 May 2010 10:15:00 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[les mots en caractères gras sont expliqués dans la présentation du modèle Pourquoi certains enfants autistes bougent leur corps rapidement et pourtant supportent mal les mouvements rapides autour d’eux ? Les mouvements des enfants autistes sont souvent en dehors d’une norme &#8230; <a href="http://cliniquedelenfant.wordpress.com/2010/05/06/autisme-mai-2010/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cliniquedelenfant.wordpress.com&amp;blog=6793239&amp;post=729&amp;subd=cliniquedelenfant&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong><em>les mots en caractères gras sont expliqués dans la <a href="http://cliniquedelenfant.wordpress.com/2010/04/22/le-systeme-perceptif-au-centre-de-la-constitution-de-la-parole-2/" target="_blank">présentation du modèle</a></em><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Pourquoi certains enfants autistes bougent leur corps rapidement et pourtant supportent mal les mouvements rapides autour d’eux ?</strong></p>
<p>Les mouvements des enfants autistes sont souvent en dehors d’une norme à laquelle nous sommes habitués. Les mouvements autistes que nous percevons, ne sont pas coordonnés avec fluidité. L’absence d’un <strong>système perceptif proximal</strong> ne permet pas d’harmoniser l’ensemble des mouvements au niveau du corps et au niveau du groupe. Au fur et à mesure où l’enfant autiste construit son système perceptif proximal, sa voix comme son corps se moulent dans les mouvements normaux. En même temps, le regard est de mieux en mieux  adaptés pour les mouvements rapides. L’enfant autiste peut mieux rencontrer les autres parce qu’il bouge à une vitesse plus adaptée, et il perçoit mieux son environnement parce que son système perceptif  se construit pour percevoir les vitesses élevées.</p>
<p>La situation la pire pour l’enfant autiste est la perception de la récréation qui rassemble une multitude de mouvements très rapides. L’enfant peut être à l&#8217;aise dans d’autres lieux où de nombreuses personnes sont rassemblées si elles ne courent pas.</p>
<p>Un enfant sorti de l’autisme mais dont le corps n’est pas entièrement modelé dans des vitesses normale, ne peut  pas durablement s’adapter au mouvement de son environnement. Il faut le plus souvent possible se mettre en <strong>accordage proxima</strong>l avec lui pour l’amener à l’apaisement. La rencontre avec l’autre est une conjugaison de mouvements, un jeu de vitesses et de lenteur au niveau microscopique comme macroscopique.</p>
<p><strong>Apprentissage, logiciel, robot</strong></p>
<p>Pour transmettre de la connaissance à un enfant autiste, on peut faire appel à des logiciels ou des robots qui exploiteront une vitesse plus lente mais rien ne remplace une relation avec un humain qui par l’accordage proximal, inscrit la connaissance sous une forme bénéfique à plusieurs niveaux et surtout dans un système unifié. L’intégration de connaissances agit aussi au niveau de l’organisation psychique si la transmission est faite par un être humain.  Avec les machines, l’enfant captent plus facilement mais  c’est une situation d’enfermement. Seule la rencontre humaine  permet de maintenir l’enfant autiste dans une ouverture et de le soigner.</p>
<p><strong>Bâillement</strong></p>
<p>Dans la relation thérapeutique, le bâillement est assez fréquent. Le bâillement n’est pas une réaction volontaire. Il est une réponse salutaire du corps. Chez l’enfant autiste, l’arrivée du bâillement est certainement un signe de bonne évolution. Il peut dans un premier temps imiter le thérapeute. Cette imitation est à comprendre alors que l’enfant et le thérapeute sont en<strong> accordage proximal.</strong> L’étape suivante chez l’enfant est de bailler alors qu’il n’est pas en accordage proximal avec le thérapeute. Installé de manière autonome en lui, il baille pour réajuster et se réapproprier son corps.</p>
<p><strong>Apprentissage de la lecture, télévision<br />
</strong></p>
<p>Un enfant autiste peut savoir lire mais il est facile de s’apercevoir qu’il n’en a pas le goût. Il ne vibre pas en lisant.</p>
<p>Ceci peut être dû au fait qu’il ne s’identifie pas aux personnages de l’histoire, ce point se travaille en thérapie. L’identification peut être stimulée en allant au cinéma. L’enfant dans les conditions d’une projection dans une grande salle, est entrainé à s’identifier aux personnages. L’emmener au théâtre est aussi très favorable pour faire vibrer l’enfant aux histoires des autres.</p>
<p>Il peut aussi ne pas être touché par les couleurs et les expressivités corporelles dans le sens où il est incapable de dire quelles émotions l’illustration éveille en lui. Il peut nommer les couleurs et les comportements mais cela n’évoque pas des sentiments et des ambiances. Dans ce cas, il est conseillé de choisir des livres pour enfants où les dessins sont particulièrement soignés et d’entrainer l’enfant à vivre des sensations. L’adulte doit lire à voix haute l’histoire pour que l’enfant entende une voix qui sollicite plus son système perceptif proximal. L’enfant associera aux illustrations, les émotions qu’il apprend à décoder dans la voix et sur le visage.</p>
<p>L’air du cerveau qui est sollicitée pendant la lecture est la même que celle de la reconnaissance des visages. Or l’enfant autiste, dans sa petite enfance, n’a pas pu construire un code émotionnel  à partir du visage et de la voix, il est donc normal qu’il ne soit pas apte à vivre la lecture. L’enfant autiste utilise la perception distale pour apprendre à lire en déchiffrant les signes de l&#8217;écriture  mais il faut ensuite que cette capacité  prenne racine dans le système perceptif proximal pour que l’enfant découvre le goût de lire.</p>
<p>Pour les mêmes raisons exposées ci-dessus, il est bon de lire des pièces de théâtre avec l’enfant pour qu’il s’identifie à un personnage.</p>
<p>Le livre contrairement à la télévision permet de s’arrêter sur une page ou sur une image. Le goût de lire qui vient de l’usage du système perceptif proximal demande de se poser en soi pour une vibration globale du corps. La télévision au contraire entraîne la succession de connaissances dans la vitesse.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/cliniquedelenfant.wordpress.com/729/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/cliniquedelenfant.wordpress.com/729/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/cliniquedelenfant.wordpress.com/729/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/cliniquedelenfant.wordpress.com/729/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/cliniquedelenfant.wordpress.com/729/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/cliniquedelenfant.wordpress.com/729/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/cliniquedelenfant.wordpress.com/729/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/cliniquedelenfant.wordpress.com/729/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/cliniquedelenfant.wordpress.com/729/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/cliniquedelenfant.wordpress.com/729/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/cliniquedelenfant.wordpress.com/729/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/cliniquedelenfant.wordpress.com/729/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/cliniquedelenfant.wordpress.com/729/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/cliniquedelenfant.wordpress.com/729/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cliniquedelenfant.wordpress.com&amp;blog=6793239&amp;post=729&amp;subd=cliniquedelenfant&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Modélisation de la parole par la perception des signaux électromagnétiques et acoustiques</title>
		<link>http://cliniquedelenfant.wordpress.com/2010/04/22/le-systeme-perceptif-au-centre-de-la-constitution-de-la-parole-2/</link>
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		<pubDate>Thu, 22 Apr 2010 13:33:26 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[PERSIPAR ( PERception-SIgnaux-PARole) déposé à l&#8217;INPI Introduction Présentation générale de la modélisation de la parole Pour respecter la continuité de fonctionnement du fœtus au bébé, la modélisation de la parole s’inspire de la relativité générale. Gravitation relationnelle. In utero le &#8230; <a href="http://cliniquedelenfant.wordpress.com/2010/04/22/le-systeme-perceptif-au-centre-de-la-constitution-de-la-parole-2/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cliniquedelenfant.wordpress.com&amp;blog=6793239&amp;post=703&amp;subd=cliniquedelenfant&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<h2 style="text-align:center;"><strong>PERSIPAR</strong></h2>
<div style="text-align:center;">( PERception-SIgnaux-PARole)</div>
<div style="text-align:center;">déposé à l&#8217;INPI</div>
<div style="text-align:left;"><strong></p>
<ul>
<li>Introduction</li>
</ul>
<p></strong><strong> </strong><strong> </strong><strong> </strong><strong> </strong><strong> </strong><strong> </strong></p>
<ul>
<li><strong>Présentation      générale de la modélisation de la parole</strong>
<ul>
<li>Pour respecter la continuité       de fonctionnement du fœtus au bébé, la modélisation de la parole s’inspire       de la relativité générale. Gravitation relationnelle.</li>
<li>In utero le système       perceptif défini par la gravitation relationnelle, est le système       perceptif proximal. Il reçoit et émet des rayonnements acoustiques et électromagnétiques.</li>
<li>Après la naissance, le système perceptif  est un système intelligent qui traite des       signaux électromagnétiques et acoustiques aussi bien en proximal qu’en       distal.  Perception distale. Intégration       d’informations. Fonctions de représentation.<strong> </strong></li>
</ul>
</li>
</ul>
<p><strong> </strong></p>
<ul>
<li><strong>Le      traitement de l’information par le système perceptif depuis l’embryogenèse</strong>
<ul>
<li>Le système perceptif est       un système intelligent à quatre niveaux de traitement d’information. Il       garantit l’unité, l’unicité, la normalité et la fluidité des       fonctionnements chez le bébé.</li>
<li><strong>Le système perceptif organise en trois       classes l’information  qui structure l’évolution du bébé : la       langue, le corps et le code émotionnel.</strong><strong> </strong></li>
</ul>
</li>
</ul>
<p><strong> </strong></p>
<ul>
<li><strong>Emergence de la parole chez le bébé.</strong><strong> </strong>
<ul>
<li>L’accordage proximal est le contact maternel qui       crée chez le bébé le sentiment d’exister dans l’altérité.</li>
<li> Le bébé       devient acteur de sa vie et sujet de ses émotions. Système perceptif       proximal après la naissance.</li>
<li>Le bébé parle et se fait comprendre, il existe       pour lui. Perception distale. Fonction de représentation. Fonction de       présence au corps sexué.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>Conclusion</strong></li>
</ul>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration:underline;"><br />
</span></strong><strong><span style="text-decoration:underline;"><br />
</span></strong></p>
</div>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/cliniquedelenfant.wordpress.com/703/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/cliniquedelenfant.wordpress.com/703/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/cliniquedelenfant.wordpress.com/703/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/cliniquedelenfant.wordpress.com/703/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/cliniquedelenfant.wordpress.com/703/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/cliniquedelenfant.wordpress.com/703/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/cliniquedelenfant.wordpress.com/703/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/cliniquedelenfant.wordpress.com/703/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/cliniquedelenfant.wordpress.com/703/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/cliniquedelenfant.wordpress.com/703/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/cliniquedelenfant.wordpress.com/703/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/cliniquedelenfant.wordpress.com/703/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/cliniquedelenfant.wordpress.com/703/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/cliniquedelenfant.wordpress.com/703/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cliniquedelenfant.wordpress.com&amp;blog=6793239&amp;post=703&amp;subd=cliniquedelenfant&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Apprendre à écrire pour s&#8217;approprier le goût des mots</title>
		<link>http://cliniquedelenfant.wordpress.com/2010/04/21/le-gout-des-mots/</link>
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		<pubDate>Wed, 21 Apr 2010 07:10:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cliniquedelenfant</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Résumé Apprendre à écrire pour s’approprier le goût des mots Mon expérience clinique auprès d’enfants autistes et psychotiques et un projet de recherche mené à bien sur les précurseurs de la parole m’ont amené à modéliser la mise en place &#8230; <a href="http://cliniquedelenfant.wordpress.com/2010/04/21/le-gout-des-mots/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=cliniquedelenfant.wordpress.com&amp;blog=6793239&amp;post=692&amp;subd=cliniquedelenfant&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Résumé</strong></p>
<p><strong>Apprendre à écrire pour s’approprier le goût des mots</strong></p>
<p><strong>Mon expérience clinique auprès d’enfants autistes et psychotiques et un projet de recherche mené à bien sur les précurseurs de la parole m’ont amené à modéliser la mise en place du système perceptif, d’une façon nouvelle. Ce  modèle  affine la compréhension de la communication du bébé et ouvre des voies très prometteuses sur l’autisme.  En étudiant  l’enjeu du système perceptif dans l‘apprentissage de l’écriture, on peut espérer améliorer son enseignement en maternelle. Dans la première partie de cet article,  je montre comment la mise en place du système perceptif construit les précurseurs de la parole. Dans la deuxième partie, je décris les enjeux du système perceptif dans l’apprentissage de l’écriture.  L’école maternelle étant la période charnière pour garantir la réussite de l’acquisition de l’écriture en CP, je propose des repères pour favoriser l’apprentissage des précurseurs de l’écriture.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Summary</strong></p>
<p><strong>Learning to write in order to appropriate the taste of words.</strong></p>
<p><strong>My clinical experience with psychotic or autistic children, as well as an achieved research project about precursors of language led me to model the set up of the perceptive system of children, following an innovative approach. The model refines the understanding of the baby’s communication and sets new promising paths about autism. Studying the stakes of the perceptive system in the process of learning to write is expected to improve ways of teaching in nursery school.  In the first part of this paper, I try to show how the set up of perceptive system leads to building up precursors of language. In the second part, I give a description of the stakes of the perceptive system in the process of learning to write. Kindergarten being the key period to secure a future acquisition of writing at prep school, I suggest some benchmarks that could help learning the precursors of writing.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Mots clefs</strong></p>
<p><strong>Ecriture, école maternelle, perception distale, système perceptif  proximale,  fonction enveloppe proximale, graphologie</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Key Words</strong></p>
<p><strong>Writing, nursery school, distant perception, proximal perception, proximal envelope function, graphology</strong></p>
<p>Valérie Combes, psychologue clinicienne, psychothérapeute, exerce en profession libérale dans un cabinet à Paris. Ses références sont les œuvres de D. W. Winnicott, P. Aulagnier, J. McDougall et P. Quignard. Elle est expérimentée dans la clinique de l’autisme, de la psychose et des troubles graves du langage. Les enfants qui avaient des troubles graves de la communication, lui faisaient vivre des phénomènes en thérapie qu’elle ne rencontrait pas dans la littérature. Elle constatait qu’ils évoluaient, de manière remarquable, sans parvenir à décrire ce qui se passait. Elle décide d’initier une recherche sur les précurseurs de la parole : PILE, Programme International pour le Langage de l’Enfant, 2004 à 2008, codirigé avec le Professeur B. Golse (Hôpital Necker-Enfants Malades, Paris). Il en est résulté un modèle de la mise en place du système perceptif.  Sa nouveauté vient de l’originalité de sa clinique quotidienne et d’une longue expérience avec les bébés. Ce modèle a le mérite de conceptualiser « être en communication » à l’opposé de « faire de la communication ».</p>
<p>Confronter  ce nouveau modèle avec  l’apprentissage de l’écriture permet d’en apporter une meilleure compréhension et d’aider à sa transmission. Cet article traite de l’apprentissage des précurseurs de l’écriture en maternelle dans la perspective de la maîtrise de l’écriture en CP. Les enfants ont acquis le langage oral, ils ont entre 3 ans et 5 ans. Dans la première partie de cet article,  elle montre comment la mise en place du système perceptif construit les précurseurs de la parole. Dans la deuxième partie, elle décrit les enjeux du système perceptif dans l’apprentissage de l’écriture.  L’école maternelle étant la période charnière pour garantir la réussite de l’acquisition de l’écriture en CP, elle propose des repères pour favoriser l’apprentissage des précurseurs de l’écriture.</p>
<p><strong>La recherche </strong></p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p>Elle tente de répondre aux questions : comment le bébé construit sa communication avec sa mère ? Comment cette communication permet l’émergence de la parole ? Enfant, adulte alors que nous pensons et parlons, nous n’utilisons plus les phénomènes que nous voulons étudier ici : Comment accéder à ceux-ci ?</p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Le Domaine et le cadre </span></p>
<p>Le cadre de recherche doit être organisé en sachant que le fil conducteur  ne peut pas être un raisonnement linéaire à partir d’une hypothèse. Pour accéder à des processus en deçà de la représentation, l’action doit structurer la recherche avant le raisonnement. Par exemple, les idées viennent d’expériences comme la clinique avec des enfants autistes ou psychotiques et la rencontre avec des bébés. On étudie le bébé  en train de construire son système pour parler en communiquant avec sa mère.</p>
<p>La représentation permet de se poser dans un repère espace-temps. Avant la représentation, c’est le mouvement qui caractérise les phénomènes. Pour saisir des phénomènes en deçà de la parole, on ne s’intéresse pas au contenu de la communication mais à son système d’organisation à travers l’étude  des  mouvements.</p>
<p>C’est le langage qui permet d’accéder à la partie d’un tout. Donc en deçà de la parole, on travaille au niveau de la globalité dans le temps et dans l’espace. Pour respecter la globalité de l’espace, on analyse la synchronisation des mouvements du corps du bébé à l’opposé de faire une étude approfondie de chaque mouvement. L’analyse est faite sur la synchronisation des mouvements de la voix, du regard et des mains. Pour respecter la globalité dans le temps, on étudie<strong> </strong>l’évolution du système<strong>. </strong>Le support est le film pour accéder à l’évolution, sur un temps court comme la minute et sur un temps calendaire. La mère est considérée comme un système de mouvements<strong> </strong>qui forment un ensemble cohérent.<strong> </strong>On ne s’intéresse pas aux fonctionnements intérieurs du<strong> </strong>bébé et de la mère mais on tente de modéliser ce qui se<strong> </strong>passe dans l’espace entre le bébé et la mère.</p>
<p>Deux questions doivent donc être traitées :</p>
<ul>
<li>Comment l’information circule en fonction du système perceptif ?</li>
<li>Comment le bébé construit l’organisation de ses mouvements à partir du système cohérent des mouvements de la mère ?</li>
</ul>
<p>La parole du bébé s’est construite dans les mouvements de la mère.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">L’installation</span></p>
<p>L’installation est définie en respectant la globalité du temps et de l’espace.</p>
<ul>
<li>Principe de spontanéité pour être dans une relation normale. Aucun instrument de mesure qui gène l’interaction. On mesure la parole qui est en train de se construire.</li>
<li>Entre 3 mois et 9 mois car à partir de cet âge, le bébé est capable de rester assis 15 minutes dans le transat. Or le modèle montrera que c’est un âge clef pour les précurseurs dû à cette distance où, déjà, le bébé est séparé tout en étant dans la sphère de la mère.</li>
<li>Dans la cellule vidéo, le bébé est installé dans un transat pour être filmé dans une même situation tous les mois. L’important est de saisir l’évolution à une échelle d’une minute et à une échelle calendaire.</li>
</ul>
<p><span style="text-decoration:underline;">Statistiques</span></p>
<p><span style="text-decoration:underline;"> </span></p>
<p>L’élément statistique n’est pas le bébé mais une séquence d’une minute, l’étude étant le processus de construction de la parole.</p>
<p>La population est de 110 bébés, âgés de 3 à 9 mois, rencontrés mensuellement.</p>
<p>Les résultats sont issus du traitement statistique d’une base de donné. Elle est informée par des données qualitatives saisies par des cliniciennes qui visionnent les films.</p>
<p>L’idée centrale était de ne jamais lâcher  la globalité du bébé en interaction avec sa mère, ce point est  important il distingue cette recherche d’une approche comportementale où les études se mènent sur des fonctionnements partiels des modes perceptifs. Ce travail a pu être mené de bout en bout au niveau de la globalité parce que la pensée était façonnée par des expériences cliniques.</p>
<p><strong>Modélisation du système perceptif </strong></p>
<p>Les modes perceptifs s’exercent sur des mouvements et non des choses fixes. Exemple, Le bébé perçoit une voix par l&#8217;audition  ou un mouvement de main par la vue.</p>
<p>Dès in utero et au début de la vie du bébé les 5 modes perceptifs, le toucher, l’odorat, le goût, l’audition et la vue créent des alliances. Ce phénomène est appelé comodalité. Le système perceptif s’organise, se consolide  et s’affinent dans son exercice. Exemple : le bébé perçoit en même temps les mouvements de la voix et de la main.</p>
<p>On distingue une perception proximale et une perception distale. Un événement est vécu de manière proximale quand les modes perceptifs demandent d&#8217;être proches de ce qui est perçu. Il est distal quand la perception s’exerce à distance.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Le système perceptif proximal</span></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>In utero, la comodalité s’exerce au niveau des cinq modes perceptifs mais l’audition et le toucher jouent un rôle fondamental. Les sons maternels sont reçues sur l’ensemble des tissus. L’aptitude de l’ensemble des tissus à la réception des sons, rend le toucher très fortement comodalisé à l’audition. La comodalité du toucher et de l’audition est prépondérante. Cette alliance rend les cinq sens proximaux.</p>
<p>A la naissance, l’audition est proximale par sa comodalité avec le toucher.</p>
<p>Pendant la tétée, trois modes sont sollicités en même temps au niveau de la bouche : le toucher, l&#8217;odorat, le goût, TOG, ils sont proximaux. Quand le bébé tète, il crée un mouvement commun pour les trois modes TOG et réalise un son suffisamment audible pour stimuler l&#8217;audition A. La fréquence de la succion est construite dès in utero. La texture agréable du son de la succion, indique qu’il est perçu par une audition proximale. Cet acte de succion est un acte fondamental du bébé qui entre en tant qu&#8217;acteur dans la langue maternelle. Plus précisément, c&#8217;est la première entrée du bébé par le système perceptif dans la langue. La tétée renforce une comodalité proximale avec les quatre modes perceptifs : toucher, odorat, gout et audition. Dans la succion, la fréquence est simple et assure une solide comodalité, tout ceci rend la comodalité proximale plus sure à réaliser.</p>
<p>Le bébé au début de la vie regarde les points brillants du visage tout en activant la succion et en sentant le liquide dans sa bouche. Par cet événement, la vue se construit en se reliant aux autres sens TOGAV. Elle est au début de la vie de nature proximale. Puis lorsque l’expérience TOGAV est solide, le bébé en regardant la mère, peut solliciter cette expérience psychique sans téter. Le contact du regard est à jamais lié à la perception proximale.</p>
<p>Lorsqu&#8217;on se regarde, on ne crée pas une image de l&#8217;œil mais une sensation de se toucher pour se rencontrer. La vue dans la communication est présente en proximal.</p>
<p>L’ensemble du corps et particulièrement les zones comme la bouche, les yeux, le nez, les oreilles et les extrémités comme les mains et les pieds sont  sollicités lors de l’établissement du système perceptif proximal.</p>
<p>L’établissement de la perception proximale est la garantie d’entrer dans la langue et de se rencontrer.</p>
<p>Etre touché dans la communication est dû à la vue proximale et à l’audition proximale. Dès qu’on entend une voix ou qu’il y a un contact du regard, le système perceptif proximal est sollicité. La rencontre ne peut avoir lieu sans cette rencontre proximale.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">La perception distale</span></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Juste avant, après ou pendant la tétée, le bébé perçoit en même temps les expressivités du visage et de la voix maternelles par la vue et  l’audition. Expérience après expérience, la comodalité de l’audition  et de la vue s’organise chez le bébé. Cette comodalité de la vue et de l’audition est distale. Le moteur de la mise en place de la perception distale par la comodalité de l&#8217;audition et de la vue est la langue maternelle (ou les langues des adultes référents).</p>
<p>La communication distale concerne des mouvements partiels : ceux du visage, de la voix et des mains contrairement à la communication proximale qui est au niveau de l’ensemble du corps. Les mouvements perçus en distal sont des macromouvements, ils sont plus facilement perceptibles par le bébé. En percevant ces mouvements organisés par la langue, le bébé donne un sens commun à ce qu’il vit.</p>
<p>La perception distale n’est pas indépendante, elle s’exerce alors que la fonction enveloppe proximale est sollicitée, les macromouvements  partiels s’organisent par le système intelligent et complexe de la fonction enveloppe proximale. Les macromouvements partiels finissent de structurer la fonction enveloppe proximale.</p>
<p>Au début de la vie, le bébé continue de constituer sa perception proximale essentiellement avec le corps de la mère puis en grandissant il s’en éloigne et il  ajoute à la perception proximale, la perception distale. La fonction de représentation apparait au même moment que la perception distale.</p>
<p>La perception comodale de l’audition et de la vue en distal participe à la dimension de « se comprendre » dans la communication.</p>
<p>La vue et l’audition ont une double fonction en proximal et en distal. Grâce à cela, il y a une intrication du système perceptif proximal et de la perception distale. Quand vous communiquez, donc toujours en distal, vous maintenez  une dimension proximale par le contact du regard et par le son de la voix. La communication est cette alchimie de « se toucher » par le proximal  et de « se comprendre » par le distal en percevant le corps.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Les micromouvements et les macromouvements</span></p>
<p><span style="text-decoration:underline;"> </span></p>
<p>Le système perceptif  proximal est un système complexe et cohérent, construit avant la naissance et qui s’enrichit et s’affine au cours des interactions précoces. Ce système complexe de micromouvements est constitué lors de la réception des sons du corps de la mère pendant la vie in utero. Les sons maternels sont formés des sons biologiques (cœur, respiration) et des sons de la langue. Dès le début de l’embryogénèse, les organes perceptifs sont animés de micromouvements. La qualité de la comodalité est liée à la qualité des micromouvements des tissus. Puis lors des interactions, le bébé construit son audition et sa vue en distal par les macromouvements du visage et de la voix maternels. Les macromouvements sont reçus sur cette base que forme le système perceptif proximal, ils obéissent donc à un système déjà existant qui a l’intelligence de la langue. Par leur taille en comparaison des micromouvements, les macromouvements agissent à d’autres niveaux d’organisation.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">La fonction enveloppe proximale</span></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>On regroupe l’ensemble des processus du système perceptif proximal dans la fonction enveloppe proximale. Il ne faut pas entendre « enveloppe » comme une représentation mais bien comme une fonction. Elle évolue durant la mise en place du système perceptif proximal.  Elle est caractérisée par les vécus psychiques contenant des éléments perceptifs proximaux.</p>
<p><em>La fonction enveloppe proximale ou l’unicité normale<strong> </strong></em></p>
<p>La fonction enveloppe proximale prend origine in utero par la comodalité des cinq sens stimulés par les sons maternels avec le toucher et l’audition dans un rôle privilégié. Les sons sont caractérisés par la langue et les fonctionnements biologiques. La fonction enveloppe proximale est « normale », car elle est inscrite dans la normalité de la langue et l’universalité du fonctionnement du corps. Le bébé est organisé dans une normalité commune. Ceci est la garantie de la communication.</p>
<p>A chaque événement perceptif, le bébé est habité d’une coloration émotionnelle. Chaque vécu psychique est unique par l’élément émotionnel. L’ensemble des vécus psychiques forme un ensemble unique.</p>
<p>Ce double caractère de la fonction enveloppe proximale normale et unique, détermine un enfant dans sa spécificité adaptée à la normalité.</p>
<p><em>La fonction enveloppe proximale est une fonction d’unification</em></p>
<p>L’élément perceptif du vécu psychique est lié à une partie du corps ou/et à l’ensemble du corps.  Par exemple : le son est reçu sur l’ensemble du corps, un toucher concerne une partie du corps. Un vécu psychique est donc localisé dans le corps. La comodalité des 5 sens, tous ensembles, relie tous les vécus psychiques. Cette unification de l’ensemble des vécus psychiques situés par rapport au corps, garantie une unité inscrite dans le corps.</p>
<p>La fonction enveloppe proximale n’est pas à comprendre comme une limite extérieure qui entoure le corps. Elle est  une fonction qui unifie. Elle fait fonctionner ensemble et harmonise l’ensemble. La fonction enveloppe proximale modèle le corps par un système de mouvements cohérents avec la langue. A chaque fois qu’il y a un usage de la perception proximale, il y a sollicitation de la fonction enveloppe proximale donc l’ensemble du corps est mobilisé.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><em>La fonction enveloppe proximale est une fonction de lissage et de continuité.</em></p>
<p>Dans une communication entre deux interlocuteurs, la voix, l’expressivité du visage, les mouvements du corps sont des mouvements continus, fluides et cohérents. Par contre ils sont captés par le système perceptif en discontinuité. Les doigts aussi créent un mouvement fluide à travers l’écriture. Tous ces mouvements sont en harmonie avec la langue. Cette fluidité est assurée par les micromouvements qui forment un substrat sur lequel les macromouvements s’organisent. Grâce à cela, ces mouvements sont lisses et harmonieux. Lissage et continuité de mouvements du corps s’opposent à une voix en rupture et à des mouvements de mains et du regard qui seraient saccadés.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;"> </span></p>
<p><em>La fonction enveloppe proximale et le code des émotions.</em><em> </em></p>
<p>Lorsque le bébé regarde sa mère,  il ne crée pas une image de l’œil mais une sensation de se toucher.  Ceci est dû à la perception proximale qui est en jeu. Il perçoit aussi en proximal l’environnement de l’œil. Cette zone riche en micromouvements affiche un message subtil et complexe lié aux émotions. Ce message est décodé par la perception proximale. De la même façon, la vue proximale agit dans la zone autour de la bouche et l’audition proximale dans le décodage émotionnel de la voix. Dès le début de la vie, le bébé qui perçoit en proximal le visage et la voix instruit sa fonction enveloppe proximale du code émotionnel.</p>
<p>Puis le code émotionnel s’enrichit des macromouvements du corps et tout spécialement ceux qui sont présents au niveau de la bouche.</p>
<p><em> La fonction enveloppe proximale et l’expression des émotions</em><em> </em></p>
<p>Pour être compris de l’autre, le bébé doit exprimer les mêmes mouvements selon le code des émotions au niveau du visage et de la voix. La voix et l’expressivité du visage sont complètement en phase. Le nerf moteur de l’étrier provient du nerf facial et le nerf moteur du marteau provient du nerf mandibulaire.</p>
<p>L’écoute est liée à l’expressivité du visage.</p>
<p>La fonction enveloppe proximale permet de construire l’expression des émotions et de donner accès aux émotions.</p>
<p>La fonction enveloppe proximale se construit obligatoirement en relation avec l’autre, essentiellement la mère. La relation qui permet la construction de la fonction enveloppe proximale est l’accordage proximal.</p>
<p><em> </em></p>
<p><span style="text-decoration:underline;">L’accordage proximal</span></p>
<p><span style="text-decoration:underline;"> </span></p>
<p>Etre en accordage proximal est un état particulier où l’on se met en présence de l’autre. L’accordage proximal se crée entre deux individus par la captation à hautes fréquences des micromouvements. Pour faciliter cette captation, il faut une disposition corporelle de lâcher prise sur l’ensemble du corps. L’audition et la vue doivent être sollicitées en proximal. Un bon contact de regard accompagné d’une voix riche en sons proximaux favorise l’accordage proximal. C’est le bébé qui convoque l’adulte en accordage proximal et qui guide la mère dans l’évolution de l’interaction. Seul le bébé est capable d’émettre des sons proximaux pour créer l’accordage proximal. La mère reçoit sur l’ensemble de son corps les sons proximaux qui sollicitent une captation à des fréquences élevées. Le contact du regard ensuite participe à l’accordage proximal. Après l’accouchement et pendant quelques mois, la mère est plus apte à instaurer l’accordage proximal.</p>
<p>L’accordage proximal est l’origine du processus de l’attachement. La qualité de l’accordage proximal détermine la bonne évolution de la  fonction enveloppe proximale qui est le cœur de tous les processus qui fondent l’être.</p>
<p>Ce modèle de la mise en place du système perceptif au début de la vie met en évidence une nouvelle manière de penser l’usage de l’audition et de la vue qui selon une sollicitation proximale ou distale n’interviennent pas au même niveau psychique. L’audition et la vue en proximal agissent liées à l’ensemble du corps. Notons que l’usage de la perception proximale convoque le sujet au niveau de l’être, c’est par elle qu’il est en contact avec lui-même. Par contre l’audition et la vue distales s’exercent de manière partielle sur la voix ou l’expressivité du visage. L’exercice de la perception distale est celle qui gère la communication dans une compréhension mutuelle.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">L’apprentissage des précurseurs de l’écriture en maternelle et le système perceptif</span></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>Le système perceptif de l’enfant en maternelle</em></p>
<p>L’enfant en classe maternelle, a un système perceptif entièrement construit. Il est apte à entrer en maternelle pour communiquer dans un groupe mené par une maitresse. Il a un système perceptif adapté à une communication de loin avec la dimension proximale. Il utilise encore beaucoup son système perceptif proximal, ce qui se traduit par le fait qu’il ait besoin de toucher le corps de la maîtresse. Il s’approche d’elle pour recevoir sa voix en proximale, la voix est ainsi reçue sur l’ensemble du corps. La maîtresse se mettra à hauteur de l’enfant pour favoriser un bon contact du regard (une vue proximale). Mais en même temps, l’enfant est capable d’être assis sur sa chaise et de se concentrer sur ce qui est dit par la maîtresse, il est donc capable de communiquer en distal.</p>
<p>La maternelle est le temps où l’enfant modifie la place du système perceptif proximal (favorisé dans la relation maternelle) et celle de la perception distale pour atteindre un mode de communication classique. Ces remarques de comportement dans la communication sont valables dans tous les lieux de vie de l’enfant.</p>
<p><em>L’écriture en maternelle et l’intériorité</em></p>
<p>L’apprentissage de l’écriture est réussi si des processus liés à l’être sont en jeu. Dans ce modèle, nous avons vu que c’est  la fonction enveloppe proximale qui est au niveau de l’être. L’enfant doit avoir une fonction enveloppe proximale suffisamment bonne pour vivre l’écriture comme un acte personnel.  Quand l’enfant écrit, il met en jeu le toucher par le tracé de son crayon sur le papier, il sollicite donc sa fonction enveloppe proximale. On peut analyser l’acte décrire par les caractères analysés ci-dessus de la fonction enveloppe proximale.</p>
<p>Nous avons vu que la fonction enveloppe proximale a un caractère normal et un caractère unique qui détermine un enfant dans sa spécificité adaptée à la normalité. Ecrire est une entrée dans une culture qui requiert ces deux caractères de détenir une normalité culturelle par la langue et une spécificité par son histoire personnelle pour se sentir exister en particulier mais toujours inscrit dans la langue. Il en est ainsi pour l’enfant de trois ans.</p>
<p>Quand l’enfant écrit, il est unifié.  Au niveau de l’enfant cela signifie qu’au début de l’apprentissage de l’écriture, il est pleinement présent dans ce qu’il fait, il est entièrement dans son écriture, il en est proche.</p>
<p>La fonction enveloppe proximale a été instruite d’un code émotionnel. Ce codage des émotions est utilisé lors de la perception des mouvements expressifs du visage et de la voix et ce même code organise le sens émotionnel dans l’intériorité de chacun. Lors de l’apprentissage de l’écriture l’enfant introduit le code émotionnel dans les mots écrits.</p>
<p>En résumé, la fonction enveloppe proximale dépendante de la perception proximale crée chez l’enfant une fonction d’unification. Cette enveloppe sollicitée réveille un sentiment d’unicité faisant partie d’une normalité et enfin elle permet d’accéder aux émotions.</p>
<p>On en conclut qu’il faut que l’enfant qui arrive en maternelle, ait construit une bonne fonction enveloppe proximale pour écrire non pas comme une machine mais en étant concerné par son apprentissage. Les enfants à cet âge sont effectivement très investis sur les tâches réalisées. En même temps, on n’imagine pas que l’enfant conserve cette implication dans l’apprentissage des signes écrits ou oraux, sa scolarité exigerait un investissement trop important.  Une évolution est nécessaire. Elle doit définir de nouvelle place à l’usage du système perceptif proximal et de la perception distale.</p>
<p>En maternelle, pour assurer un apprentissage de bonne qualité, la maîtresse doit  maintenir dans la communication le registre de « se toucher »  pour que l’enfant puisse accéder au registre de « se comprendre ». Elle doit avoir plus de distance que dans une relation maternelle pour communiquer en faisant évoluer les deux registres le proximal et le distal.  L’enfant perçoit sur le corps de la maitresse des macromouvements par une perception distale de l’audition et de la vue et des micromouvements par sa perception auditive et visuelle proximales. Plus concrètement l’enfant perçoit plus aisément la signification des mouvements du visage, de la voix et des mains de la maitresse si son  corps est  détendu et rassemblé dans l’expérience vécue. Les mouvements sont alors organisés dans un système dont le sens est plus continu et plus riche, les détails des micromouvements sont plus facilement repérables. Pour maintenir une dimension proximale nécessaire à cet âge, un bon contact du regard et une voix proche est la garantie de solliciter le système perceptif proximal dans la communication. Un travail au niveau proximal cela signifie obligatoirement une rencontre au niveau global. C’est l’ensemble du corps qui est mobilisé pour mieux transmettre les apprentissages.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;"> </span></p>
<p>Pour penser plus finement l’acquisition de l’écriture on se demande quels modes perceptifs sont sollicités pendant cet apprentissage. Le toucher est sollicité dans l’écrit : le feutre, le crayon, la craie se déplaçant sur un support, créent une sensation de toucher importante. L’enfant sent les mouvements de son crayon organisés par des micromouvements et des macromouvements. L’enfant suit du regard le trait réalisé, il sollicite des vécus psychiques où sont comodalisés les cinq modes perceptif selon  l‘organisation proximale. Parfois, la réalisation du tracé fait un son. La mise en jeu du toucher, signifie que c’est le système proximal qui est sollicité avec la fonction enveloppe proximale. La sollicitation de la fonction enveloppe proximale explique l’investissement et la sensation de présence chez un petit enfant en apprentissage. Il est dans une grande concentration, un bon rassemblement de lui-même. L’apprentissage de l’écriture participe au renforcement de la comodalité des modes perceptifs proximaux grâce au geste de l’écriture.  Les modes perceptifs déjà comodalisés par la langue orale introduisent l’enfant dans l’écriture et  l’apprentissage de l’écriture consolide la comodalité et la fonction enveloppe proximale. La transmission de l’écrit n’est pas seulement pour l’enfant l’acquisition d’un outil mais bien la poursuite de la construction de son identité dans une culture. Bien que l’écriture soit constituée de macromouvements, l’apprentissage se fait en mobilisant la fonction enveloppe proximale. Ce système complexe et intelligent de micromouvements est organisé par la langue et par le code émotionnel. L’écriture est donc sculptée par le plus intime et par le rythme commun de la langue. Pour que l’écriture soit une expressivité intérieure, elle doit se former au niveau du proximal.</p>
<p>A la naissance, on peut observer la fonction enveloppe proximale au niveau du visage et particulièrement du regard, des mains et des pieds. Les mains bougent avec les vocalises pour se préparer à communiquer ensemble dans le langage oral. On peut trouver sur le blog des mesures statistiques décrivant ce phénomène à la rubrique de la recherche sur les bébés. Les mains sont modelées très activement par les micromouvements de la langue.  L’écriture est un apprentissage au niveau des macromouvements mais qui n’est possible que dans la mesure où les mains ont déjà l’intelligence du fondement de la langue. Le regard aussi a un mouvement construit dans la langue orale, il continue à s’harmoniser avec la main grâce à l’écriture. La détente de l’enfant améliore l’ensemble de la coordination au niveau des micromouvements pour que les macromouvements de la main et du regard prennent forme.</p>
<p>La rencontre de l’écriture doit débuter avec une dimension importante en proximale pour évoluer vers un exercice plus distal. L’objectif est d’atteindre une écriture dans une perception en priorité distale comme dans la communication orale et qui garde une dimension « d’être toucher » grâce à l’alchimie qui se joue entre l’audition et la vue utilisées sur les deux modes proximal et distal.</p>
<p>La nécessité de la présence de l’autre pour l’apprentissage de l’oral est une évidence puisqu’on parle avec l’autre. Par contre pourquoi la présence de l’autre est-elle obligatoire pour l’apprentissage de l’écriture alors que  l’écriture s’exerce seul ?</p>
<p>On sait que certains enfants ont besoin d’une présence encore affective  pour les accompagner dans l’apprentissage de l’écriture. Cette présence qui revient à une communication avec une dimension proximale majeure, favorise les mouvements proximaux chez l’enfant. Mais la clef de la réussite de l’apprentissage de l’écriture en maternelle concerne au contraire le distal.</p>
<p><em> L’écriture en maternelle et  l’intégration des règles </em></p>
<p>De manière générale, la transmission des règles doit se faire sans affect et sans désir, l’adulte doit être ferme mais ne doit pas brouiller le message par son histoire personnelle. Si on comprend facilement cela au niveau du contenu des règles, c’est aussi une évidence dans la manière de les transmettre. L’enfant d’une personne à l’autre doit percevoir dans la voix et le visage un message constant qui caractérise les règles. Moins  la voix et l’expression du visage se laissent influencées par l’histoire personnelle plus le message est commun. Le registre de la transmission des règles est donc en priorité distal. L’enfant intègre les règles en percevant le visage et la voix de la maitresse par l’audition et par la vue distales et bien sûr toujours ancrées dans le proximal. La règle doit venir résonner jusqu’au plus intime.</p>
<p>C’est un exercice que l’enfant fait depuis qu’il est bébé quand il percevait en distal le système « voix-visage » de ses parents qui était modelé par la langue. Les ancêtres de la règle, sont les repères spatiotemporels construits en références au corps des parents (rythme du corps le matin, odeur du soir etc).  Le bébé a acquis une référence de repères spatiotemporels inscrits dans son corps.</p>
<p>Comme les parents, la maîtresse pose un cadre spatiotemporel qui organise la vie de la classe et qui place l’enfant dans un cadre régi par des règles. Les rythmes organisateurs du temps et de l’espace et les rythmes de la langue sont participatifs des règles organisatrices de l’ensemble du système. Le cadre existe à des niveaux d’organisation générale comme le rythme de la journée et à des niveaux plus spécifiques comme celui de l’exploitation de la feuille. L’acte d’écrire au cours de la maternelle puis en CP finit de consolider les repères spatiotemporels et l’intégration des règles qui a débuté dès la naissance. L’écriture est la finalité de  l’intégration subtile de la règle et du rythme social. Par l’écriture l’enfant acquière définitivement la notion du temps et de l’espace  dégagé du corps de la mère. L’écriture est un processus qui ne peut s’enclencher sans un certain niveau d’autonomie et qui est une étape incontournable pour avoir une place de sujet dans une culture. Maîtriser l’écriture de la langue signifie  gérer l’espace et le temps et atteindre un niveau d’intégration de la règle qui laisse libre l’enfant de s’intéresser au contenu au-delà de l’outil. Maîtriser l’écriture  c’est être inscrit dans les règles de la langue. S’il faut retenir une caractéristique de la période de maternelle, c’est la finalisation de l’intégration du processus d’obéissance. L’enfant n’a pas la connaissance de toutes les règles mais il est apte à obéir pour vivre en groupe et pour intégrer les apprentissages.</p>
<p>Au cours de l’apprentissage de l’écriture, le système perceptif proximal est de moins en moins sollicité en premier pour  laisser à la première place le système perceptif distal. Cette progression est parallèle à l’évolution de la forme du signe vers la norme. Plus l’enfant parvient à réaliser un signe en tenant compte d’une règle plus il s’inscrit dans la norme plus il relie son intimité à la norme. Le petit enfant vit beaucoup d’émotions dans la réalisation des traits puisqu’il est mobilisé globalement par le système perceptif proximal. Puis en grandissant l’enfant est capable de réaliser des signes avec un investissement personnel moindre en suivant les règles qui organisent la normalité. Il faut distinguer le moment de l’apprentissage où l’enfant est entièrement « pris » par la tâche d’écrire, il est emporté par le mouvement de l’exécution. Et le moment où il prend conscience d’une trace qui est immobile et qui est indépendante de lui. Cette trace est réutilisable et manipulable.  Il faut ce deuxième stade pour considérer que l’écriture est acquise. Ce stade est acquis si cette trace est perçue en premier en distal. Si la trace est trop perçue en proximale, elle est liée à des vécus psychiques qui touchent et elle n’est pas indépendante du contexte. Acquérir l’écriture signifie que l’enfant a intégré ce système de codes du langage  au niveau de la perception distale pour qu’il devienne un outil commun à tous. Autrement dit quand l’enfant écrit le « a » c’est un trait commun à tous qui n’est pas lié à ses émotions. Cette transformation nécessaire est dû au fait que le trait est manipulable et réutilisable.</p>
<p><em>« Apprendre à écrire pour s’approprier le goût des mots »</em></p>
<p>« Le goût des mots » évoque un réveil des sens qui fait vivre l’écriture. L’enfant se sent concerné par l’action d’écrire. Il se sent engagé. On ne se limite pas à une acquisition de l’exécution d’une tâche ou de connaissances mais une expérience globale au niveau de l’être. « S’approprier » signifie que l’enfant est un sujet actif et autonome qui dans un mouvement général d’apprentissage vit une expérience qui le renouvelle. C’est l’acte de s’approprier non pas les mots mais bien le goût des mots qui ouvre sur le sens de l’écriture pour soi et pour les autres.</p>
<p>L’acte d’écrire est réalisé par  la main et par le regard au commencement avec une perception proximale majeure. La sollicitation de la perception proximale mobilise les cinq sens, le goût, l’odorat, le toucher, la vue et l’audition et mobilise l’ensemble de la personnalité.  L’acte d’écrire instaure un lien entre une action maîtrisable par la main et le regard et une alchimie de l’ensemble des cinq sens en harmonisant  l’ensemble de la personnalité. Puis l’écriture se plie aux règles du groupe et de la langue pour se vivre aussi au niveau distal. Cette harmonisation qui scelle à jamais le proximal au distal dans le mouvement de la langue écrite, ouvre à l’enfant un accès à son intériorité qu’il peut  désormais en partie maîtriser ou au moins organiser par la langue. Chaque acte  d’écrire garde à jamais sa puissance organisatrice pour la personnalité.</p>
<p>Avant l’apprentissage de l’écriture, l’enfant partage ses émotions et ses sensations en parlant, l’expérience est dans l’instant. « S’approprier le goût des mots » permet à l’enfant d’écrire un récit en vivant des émotions proches de celles de la parole mais il n’a plus besoin d’interlocuteur. Ce sont les mêmes processus qui lui font découvrir le délice de la lecture silencieuse.</p>
<p><span style="text-decoration:underline;">Conclusion</span></p>
<p>L’apprentissage de l’écriture est sans doute celui qui mobilise chez l’enfant les processus psychiques les plus complets et les plus complexes. Bien que la lecture n’ait pas été traitée dans cet article, la transmission de l’écriture et de la lecture sont indissociables comme le savent les enseignants. Cette étude veut attirer l’attention sur l’importance du rôle du système perceptif dans ces apprentissages, elle ne vient pas en concurrence avec les approches déjà existantes mais les enrichit. L’apprentissage de l’écriture décrit à travers le rôle du système perceptif,  met en évidence les effets organisationnels dans la personnalité de l’enfant et l’impact de la relation de la maîtresse.</p>
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