portrait d’un adolescent dysphasique

Il m’a été demandé de parler de K pour l’aider à définir le milieu professionnel qui lui conviendrait le mieux.

K a une connaissance de lui-même, il est apte à savoir quels sont les environnements dans lesquels il serait à l’aise et les domaines pour lesquels il aurait de l’intérêt, donc la première chose est d’échanger avec lui pour définir une formation.

Dans cet échange il faut lui apporter une description fine de la réalité des tâches et du type de relation. Lorsqu’on présente une tâche, il faut lui exposer le cadre dans sa globalité et la place de la tâche dans l’ensemble. Il faut détailler la séquence des événements. Il faut présenter le relationnel professionnel à K en sachant qu’il n’a pas une bonne compréhension intuitive de la relation. K n’a pas une bonne capacité à décoder l’infra verbal.  Pour autant il est capable d’empathie et il est même particulièrement attentionné envers l’autre si la relation a du sens pour lui. Ceci est valable pour toutes les relations construites avec K quel que soit le contexte.

Si K est bien encadré en lui expliquant de manière simple et claire une tâche à accomplir et en situant les relations de son entourage, il est un très bon collaborateur. Il est capable de prendre des responsabilités.

K a une bonne écoute et son empathie crée un contact agréable. Dans une conversation, il ne peut pas être meneur car sa pensée manque d’un déroulement dans le temps et de liens entre les événements. Lorsque le contexte est bien posé, il a une bonne capacité de pensée. K a gardé un côté enfantin qui le rend chaleureux,  attendrissant, sympathique. Il a une bonne voix, un bon regard. Il est capable  de réagir à l’humour. Il est soucieux de sa tenue, il est propre. Son émotion est adaptée mais pas subtile, les catégories sont globales.

Si K vit une forte émotion ou une contrariété, sa pensée peut se désorganiser et c’est son entourage qui doit être attentif et vigilent à ces situations. Effectivement comme ses émotions ne s’expriment pas sur son visage de manière aussi profonde que ce que l’on peut attendre, son interlocuteur a plus de difficultés à mesurer ce que K vit. Il faut ne pas hésiter à poser des questions et à l’aider à verbaliser sur l’origine de sa souffrance car lui-même n’y parvient pas. En plus d’avoir une émotion négative, il est submergé par une incompréhension.

En règle général, K souffre essentiellement de ne pouvoir comprendre seul la réalité finement et dans sa globalité mais s’il est aidé, il en a la capacité. Il faut lui apporter les signaux qu’il n’a pas pu décoder ou les éléments qu’il  n’a pas pu mettre en lien.  En milieu professionnel il faut favoriser une relation référente, cela facilitera la compréhension des situations pour K.

En conclusion, K est capable d’une bonne intégration et de réaliser correctement des tâches et de manière autonome si son environnement est conscient de ce qu’il doit lui apporter régulièrement au quotidien au niveau de la compréhension de la réalité.

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